Forum Catholique LE MONASTÈRE INTÉRIEUR.

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Sous le regard des trois Blancheurs, suivre Jésus et Marie fut-ce au milieu des pires tempêtes, mais dans la paix, la joie et l'amour.
 
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 Dossier : le dogme de Marie corédemptrice.

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Philippe
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Dossier : le dogme  de Marie corédemptrice. Empty
MessageSujet: Dossier : le dogme de Marie corédemptrice.   Dossier : le dogme  de Marie corédemptrice. EmptyMar 17 Déc - 21:40

Première pièce: les écrits de Maria Valtorta. On tire une première conclusion : 
- Nous somme tous appelé à être des corédempteurs avec le Christ. 
- Mais Marie d'une façon très singulière est LA corédemptrice, car sans son fiat faisant d'elle la mère du Christ, la rédemption était impossible. 


http://www.maria-valtorta.org/Thematiques/Coredempteur.htm

La corédemption tire son origine des écrits de saint Paul, notamment :
Je trouve maintenant ma joie dans les souffrances que j’endure pour vous, et ce qui manque aux souffrances du Christ, je l’achève dans ma chair en faveur de son corps qui est l’Église[size=15][1].[/size]
Ou encore :
Je porte dans mon corps les stigmates (stigmata) des souffrances de Jésus[size=15][2].[/size]
Et enfin, cette phrase pilote :
Avec le Christ, je suis crucifié. Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi[size=15][3].[/size]
Le terme de "corédempteur" est synonyme d’âme-victime, d’âme-réparatrice ou d’hostie, selon les vocabulaires. Dans Maria Valtorta le terme de corédempteur est souvent employé, mais le contexte ne laisse aucun doute sur l’association (et non la substitution) aux souffrances de la Passion.        

Toutes les âmes victimes fondent leur vocation sur l’amour dont la source se trouve dans le Cœur de Dieu. Elles désirent se plonger dans cette effusion d’amour en suivant Jésus dans sa Passion pour l’Humanité. Une passion comprise dans tous les sens du terme : amour brûlant et chemin de souffrance pour autrui.    

On dit aussi que ces âmes s’offrent en «holocauste». Ce mot trouve son origine dans les sacrifices du judaïsme au cours desquels les animaux étaient entièrement consumés par le feu dans le but d’expier les fautes d’un individu ou du peuple tout entier[4]. Par sa Passion, le Christ s’est offert lui-même en victime pour l’expiation définitive des péchés de toute l’humanité[5].           

Ces âmes "corédemptrices" font don de leur vie humaine à Dieu, en la conditionnant toute entière à la volonté divine. Elles s’offrent et s’immolent elles-mêmes, par amour, pour réparer leurs offenses et beaucoup plus encore, celles d'autrui.  

Une phrase de l’acte de consécration de Thérèse de Lisieux, éclaire parfaitement ce propos :
Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne Martyre de votre Amour ô mon Dieu !…
Il convient de rapprocher cette phrase de celle de saint Paul citée plus haut :
Avec le Christ, je suis crucifié. Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi[size=15][6].[/size]
Dans son Hymne à l’amour et à la souffrance, Maria Valtorta a cette exultation :
Bénie soit la souffrance qui me fait te ressembler!        
Bénie soit ta croix qui m’élève au ciel!     
Béni soit l’amour qui donne des ailes à ma douleur !
Dossier : le dogme  de Marie corédemptrice. Image005 Marie corédemptrice.         
Haut de page.
La première des corédempteurs, et la plus grande, fut la Vierge Marie au pied du Calvaire. Non pas des stigmates qu’elle aurait portés comme un reflet de la Passion de son Fils, mais de sa participation réelle à sa souffrance rédemptrice[7]

Tandis que le Christ souffrait tant de coups, de plaies, de dérisions, c’est son corps qui payait atrocement la note du péché. Marie, présente au calvaire[8], souffrait des douleurs analogues, de même origine : le Christ répandait douloureusement le sang du corps, elle répandait le sang du cœur disait Arnauld de Chartres[9].      

Jésus a donc voulu que sa Mère soit associée intimement à toutes les souffrances de la Passion, jusqu’à sa mort et à sa gloire après la mort.   

Le terme de corédemptrice a donné lieu à des périphrases tant la crainte était grande que l’on mette sur le même plan le Christ, unique Rédempteur, et sa Mère. C’est pourquoi on la dit "coopératrice", "collaboratrice" ou "associée". Précautions de langage, sans doute utiles, mais qui ne doivent pas dissimuler la réalité de sa participation à la Rédemption que décrit si bien Maria Valtorta :
Être la Mère du Fils de Dieu, c'est une bienheureuse destinée, être Mère du Rédempteur c'est une destinée d'atroce douleur, dit la jeune Marie à Zacharie ([url=http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-038.htm#Pr%C3%A9monitions]EMV 24.5[/url]).
Maria Valtorta fut tertiaire des Servites de Marie. Cet ordre est à l’origine de la dévotion à Notre-Dame des Douleurs (Maria Addolorata). Le 25 mars 1239, jour de l’Annonciation, la Vierge Marie apparaît aux fondateurs de l’Ordre. Elle leur demande de porter un habit noir avec un grand scapulaire en souvenir de la passion du Christ et des sept douleurs de Marie. Celui de Maria Valtorta se trouve exposé dans la vitrine de sa chambre à Viareggio.
Dossier : le dogme  de Marie corédemptrice. Image005 La cohorte des corédempteurs.  
Haut de page.
Le courant des âmes corédemptrices plonge dans l’histoire. On connaît François d’Assise comme premier stigmatisé visible et reconnu. Entre lui et Paul, d’autres âmes se sont certainement offertes en holocauste.

Le courant «d’imitation du Christ» devient identifiable au XIIIe siècle, non seulement avec les stigmates de saint François d’Assise, mais aussi avec les mystiques flamands telle Hadewich d'Anvers (v. 1210-1260). Elle prônait, dans ses visions, une mystique débarrassée d’intellectualisme. Cette spiritualité fut suivie de celle du bienheureux Jean de Ruisbroeck (1293-1381) - dont les écrits influencèrent le siècle d’or de la mystique espagnole (XVIe) comme l’école française de la spiritualité (XVIIe) - et enfin de celle de Gérard de Groote (1340-1384), fondateur de la «Dévotion moderne». Celle-ci prônait la conversion du cœur, la prière et la contemplation : vertus qui se cristallisèrent dans L’Imitation de Jésus-Christ, un ouvrage attribué à Thomas a Kempis (1380-1471), moine allemand du XVe siècle.    

Cette imitation de Jésus-Christ donna lieu, avec le siècle d’or de la mystique espagnole, à l’émergence des actes d’offrande de soi-même. Il explora aussi les voies de l’union à Dieu. Dans un pays de huit millions d’âmes, récemment libéré du joug musulman, et dans une époque où se multiplient les grands schismes, on voit fleurir des saints de tout premier plan comme Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites et auteur des fameux exercices.     

Saint Jean d’Avila (1499-1569), docteur de l’Église, fut condamné par l’Inquisition pour ses prises de positions jugées peu orthodoxes. Dans son ouvrage Audi, filia (Écoute, ma fille), il affirmait que les seuls mérites capables de sauver le pécheur sont ceux de la Passion du Christ.  

Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) fut stigmatisée et douée de lévitation. Cette figure majeure de la spiritualité est la première femme à être nommée docteure de l’Église en 1970. Elle écrivit deux œuvres principales : Le chemin de perfection et Le Château intérieur où elle formule son acte d’offrande d’elle-même. Elle fut à l’origine de la réforme du Carmel et fonda, de son vivant, dix-sept monastères.       

Dans le prolongement de sa réforme du Carmel surgirent, trois siècles plus tard, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, elle-même docteure de l’Église, sainte Élisabeth de la Trinité et sainte Édith Stein. Toutes furent des âmes corédemptrices ayant fait l’offrande victimale d’elles-mêmes pour continuer l’oblation du Christ.          

Saint Jean de la Croix (1542-1591), docteur de l’Église, écrivit dans quatre ouvrages principaux sa doctrine qui tend à parvenir à l’union de l’âme à Dieu : La nuit obscure, La Montée du Carmel, La Vive flamme d’amour, Le cantique spirituel.  

Au XVIIe siècle, en France, dans un pays qui sortait de 36 ans de guerres de religion fratricides, le renouveau spirituel donne naissance à «l’école française de spiritualité». Cette période fut qualifiée de «Grand Siècle des âmes» par Daniel-Rops.   

Jeanne de Chantal (1572-1641) fut veuve à 29 ans et mère de quatre enfants. Elle prit le voile après sa rencontre avec François de Sales. Elle enseignait «le martyre d’amour» qui ferait souffrir «celles qui seront si heureuses que de le vouloir». Elle était la grand-mère de la marquise de Sévigné, de son vrai nom Marie de Rabutin-Chantal.    

De l’ordre des visitandines qu’elle fondât, surgit quelques années plus tard sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690). Elle fut la propagatrice du culte au Sacré-Cœur de Jésus qui lui était apparu.    

La bienheureuse Marie de l'Incarnation (Mme Acarie, 1566-1618) fut mère de famille de six enfants. Elle anima un cercle religieux fréquenté notamment par son cousin, le cardinal Pierre de Bérulle (1575-1629) qui l’aida dans l’implantation, en France, des carmels réformés.         

Elle reçoit les stigmates à l’âge de vingt-sept ans environ, mais les cache et impose le silence à son confesseur, jusqu’à sa mort. Elle centrait sa spiritualité sur la contemplation de la Croix. À sa mort, le royaume comptait 27 carmels.  

Pour Pierre de Bérulle, la vraie liberté se trouve dans au Christ. À cette fin, il promeut «le vœu de servitude» au Christ que reprendront, en l’adaptant, nombre de mystiques, notamment les âmes-victimes.       

Ce «vœu de servitude» est complété par le vœu de servitude à Marie que le cardinal de Bérulle tenta de généraliser.         

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) développa ce vœu de servitude à Marie. Il l’énonce dans L’amour de la Sagesse éternelle. Ce vœu exprime la soumission confiante et totale en Marie pour réaliser, dans sa vie, le dessein de Jésus. Maria Valtorta se consacra selon cette formule.

Grignion de Montfort résumait cet engagement dans formule : Totus Tuus, une devise qui fut aussi celle de saint Jean-Paul II.  

Au XVIIIe siècle beaucoup d’Églises d’Europe se mettent à épouser le monde, son pouvoir et ses richesses. Un violent rejet s’en suivit qui nourrit la tempête révolutionnaire et ses persécutions.        

Cependant, en Italie, le courant des âmes victimes se poursuit : parmi elles, sainte Véronique Giuliani (1660-1727) et saint Paul de la Croix (1694-1775).           

À 34 ans, Véronique Giuliani bénéficie du mariage mystique, union de son âme à l’amour souffrant du Christ puis reçoit les stigmates dont la trace indélébile de la couronne d’épines. Elle se consacre alors à la spiritualité de la Passion, ce qui inquiète, dans un premier temps, le Saint-Siège.         

À la demande de son confesseur, elle consigne, pendant 33 ans, ses expériences mystiques dans un journal composé, au final, de 22.000 pages manuscrites : Il Tesoro Nascosto (Le Trésor caché). Une œuvre qui se compare, aux 15.000 pages de Maria Valtorta. Véronique Giuliani meurt à 67 ans, le 9 juillet 1727 en léguant son testament spirituel qui ne laisse aucun doute sur la motivation et la finalité des corédempteurs : «L’Amour s’est laissé rencontrer ! C’est la raison de ma langueur. Dites-le à toutes : j’ai trouvé l’Amour !».      

Paul de la Croix fonda la Congrégation de la Passion de Jésus-Christ (ou Passionistes), dont la vocation est de de propager la dévotion à la Passion du Christ par la prédication itinérante et les retraites spirituelles. À ce titre, il écrit :
Il est excellent et très saint d’avoir la passion du Seigneur présente à l’esprit et de la méditer, car c’est par là que l’on parvient à l’union à Dieu. C’est dans cette école sainte qu’on apprend la vraie sagesse; c’est là en effet que tous les saints l’ont apprise […] l’amour est une forme d’union, et il s’approprie les tourments du Bien-Aimé. Ce feu pénètre jusqu’aux moelles, il transforme l’amant en aimé; l’amour se mêlant plus profondément à la douleur, et la douleur à l’amour, il se fait un mélange des deux tellement intime qu’on ne peut plus distinguer l’amour de la douleur, ni la douleur de l’amour. C’est pourquoi l’âme qui aime se réjouit dans sa douleur et exulte dans son amour douloureux.
Au XIXe le catholicisme fut d’une vitalité peu commune, dans tous les sens et sur tous les plans.         

Le 13 octobre 1884, Léon XIII assiste à un dialogue entre Dieu et Satan. Un surcroît de pouvoir et de temps furent accordés à Satan pour éprouver l’Église. Ce siècle de purification, ou siècle de Satan, vit fleurir nombre d’âmes victimes. Parmi ces corédempteurs connus, on peut citer :          

Thérèse de Lisieux, Conception de Armida, Dina Bélanger, Charles de Foucauld, Mère Teresa de Calcutta, Édith Stein, Joséfa Ménendez, Élisabeth de la Trinité, Yvonne-Aimée de Malestroit, Marthe Robin, Luisa Piccarreta, Gemma Galgani, Padre Pio, sœur Faustine, Maximilien Kolbe et bien sûr Maria Valtorta, etc.           

La plus jeune fut Antonietta Meo morte à six ans et demi. La plus âgée, Natuzza Evolo, morte à 85 ans.
Dossier : le dogme  de Marie corédemptrice. Image005 Nous sommes tous appelés, selon nos capacités.   
Haut de page.
Nous sommes appelés à nous unir au sacrifice du Christ, car «en dehors de la Croix il n’y a pas d’autre échelle par où monter au ciel» dit Jésus à sainte Rose de Lima :
CEC § 618.    
[…] Il appelle ses disciples à "prendre leur croix et à le suivre" (Matthieu 16,24) car "il a souffert pour nous, il nous a tracé le chemin afin que nous suivions ses pas" (1Pierre 2,21). Il veut en effet associer à son sacrifice rédempteur ceux-là même qui en sont les premiers bénéficiaires (cf. Marc 10,39 ; Jean 21,18-19 ; Colossiens 1,24). Cela s’accomplit suprêmement pour sa Mère, associée plus intimement que tout autre au mystère de sa souffrance rédemptrice (cf. Luc 2,35).
Le nombre de textes dictés à Maria Valtorta, que le lecteur trouvera cités ci-après, ne laisse aucun doute sur l’importance de répondre à cet appel. Mais Dieu remet à chaque créature les fonctions qu’elle est capable d’exercer, selon les possibilités de sa nature propre[10]. En effet, Dieu ne soumet pas à l’impossible.            

S’Il appelle des âmes d’exception comme le fut celle de Maria Valtorta, Il nous appelle chacun à un quotidien transcendé par Dieu.
Écris encore pour les âmes que J'aime, dit Jésus à sœur Joséfa Ménendez, Je veux qu'elles sachent combien le désir de leur perfection me consume et comment cette perfection consiste à faire, en intime union avec Moi, leurs actions communes et ordinaires, Si elles comprennent bien cela, elles diviniseront toute leur activité, et quelle valeur n'a pas un jour de vie divine[size=15][11] !...[/size]
Saint Jean Eudes appelait cela la «sanctification des actions ordinaires[12]». Jésus précise à Maria Valtorta, dans une catéchèse sur l’obéissance, vertu fondatrice de la Rédemption[13] et donc porte d’entrée des âmes corédemptrices :
Même votre petite obéissance à toutes les menues choses que le Seigneur vous présente à travers les événements quotidiens, agit de la même manière que le vent à l’égard des plantes, de l’herbe des prés et des jardins : de vous, qui êtes des fleurs, il fait des fruits, des fruits de vie éternelle.
C’est alors que l’homme, uni au Christ, collabore vraiment à sa mission rédemptrice :
CEC § 307     
Aux hommes, Dieu accorde même de pouvoir participer librement à sa providence […] Coopérateurs souvent inconscients de la volonté divine, les hommes peuvent entrer délibérément dans le plan divin, par leurs actions, par leurs prières, mais aussi par leurs souffrances (cf. Colossiens 1, 24). Ils deviennent alors pleinement "collaborateurs de Dieu" (1Corinthiens 3, 9 ; 1Thessaloniciens 3, 2) et de son Royaume (cf. Colossiens 4, 11).

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MessageSujet: Re: Dossier : le dogme de Marie corédemptrice.   Dossier : le dogme  de Marie corédemptrice. EmptySam 21 Déc - 5:22

… Un juste rappel de ce sujet ! Smile

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Seigneur, aide-nous maintenant à être vraiment catholique et à rester dans la grande vérité, en ton Dieu, et ainsi vivre et mourrir.
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