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 Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.

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Françoise
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MessageSujet: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Ven 6 Oct - 18:07

Bonjour,

Ce site mérite d'être citer car éclairant sur bien des questions. Voici pour l'actualité de ce jour, et nous y reviendrons pour partager leurs articles. Surlignée en BLEU, une analyse très pertinente de ce que devrait être le christianisme.

Source : http://www.proliturgia.org/

http://www.proliturgia.org/

Actualité du jour

"Je vous demande d’importuner vos pasteurs, de nous déranger, nous tous, les pasteurs... " Pape François

* * * * NOUVEAU Vendredi, 6 octobre 2017Le 5 octobre, les prêtres et séminaristes du diocèse de Lyon ont été reçus par
- le pape François : cliquer ici
- puis par le pape émérite Benoît XVI : 
cliquer ici.

* * * * NOUVEAU Vendredi, 6 octobre 2017. On entend dire que les fidèles qui demandent au pape François de clarifier certains points d’ “Amorus laetitia” outrepassent leurs droits. Le pape étant le pape, il n’y aurait rien à redire à ses déclarations. Point final.
Dans l’Eglise, le mot “droit” est souvent utilisé par ceux qui veulent faire comprendre qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent : « On ne respecte pas mes droits » signifie alors « On m’empêche de faire comme je veux. »
Voyons donc de quel “droit” on parle lorsqu’il s’agit de demander des éclaircissements au pape : s’agit-il du droit de faire ce qu’on veut ou de l’exercice du droit légitime reconnu par l’Eglise elle-même ? Pour avoir la réponse à cette question, le plus simple est d’interroger le Code de droit canonique.
Le Canon 212 §1 précise que « les fidèles conscients de leur propre responsabilité sont tenus d’adhérer par obéissance chrétienne à ce que les Pasteurs sacrés, comme représentants du Christ, déclarent en tant que maîtres de la foi ou décident en tant que chefs de l’Eglise. » C’est donc très clair : il n’y a pas à revenir sur les enseignements d’ “Amoris laetitia”.
Sauf que... selon le §3 du même Canon 212, il est noté que « selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, [les fidèles] ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Eglise et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l'intégrité de la foi et des moeurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes. »
Il y a ici des précisions importantes :
1. On parle de fidèles qui ont “le savoir, la compétence et le prestige” ; ce ne sont donc pas tous les fidèles qui peuvent provoquer un débat sur telle question ou participer à une dispute.
2. Les fidèles qui ont “le savoir, la compétence et le prestige” n’ont pas “que” le droit de donner leur opinion aux Pasteurs sacrés : ils ont parfois aussi “le devoir” de le faire. C’est très important.
3. Les fidèles qui ont “le savoir, la compétence et le prestige” ont enfin le droit et le devoir de faire connaître leur opinion aux autres fidèles.
En conclusion, il faut se demander si les fidèles qui demandent au pape François des précisions respectent ces exigences. Si oui, ils sont dans l’exercice d’un droit qui leur est reconnu par l’Eglise elle-même et le pape se doit de répondre à leurs questions ; si non, ils outrepassent leurs droits et le pape a sûrement raison de ne pas donner suite à leurs demandes.

* * * * NOUVEAU Vendredi, 6 octobre 2017« “Le christianisme est une religion du salut dans l’au-delà et non un projet social ou politique pour ce bas monde” (Paul Veyne, professeur au collège de France). Pas la peine d’insister sur le fait qu’une telle formulation rejoint avec force ce qu’est la prédication apostolique. Ce ne sont évidemment pas les Apôtres qui s’inscriraient en faux par rapport au fait que notre vie sur terre n’est qu'un feu de paille au regard de celle qui, éternelle, réclame notre conversion au seul Sauveur et Rédempteur.
Hélas, ce qui était évident, essentiel pour eux est - à mon sens - devenu tellement dénaturé, liquide ou perdu dans un langage embrouillé, qu’il en résulte que les conséquences (la pratique) de ce qu’est la foi (proclamée dans le Credo) sont finalement considérées comme étant la foi elle-même. 
Or, si les comportements (la praxis) passent avant la doctrine, si ceux-ci deviennent le socle au détriment de la Vérité, on aboutit inexorablement à une religion qui finit par ne plus se distinguer de l’humanisme. 
Le drame, c’est qu’à travers une telle conception (à partir du moment où les conséquences deviennent la cause), l’axe central du message chrétien est renversé. Quand saint Paul décrit clairement ce qu’est l'Evangile (1 Cor 15, 1-Cool) et quand il applique le mot “anathème” à ceux qui en annonceraient un autre (Gal 1, 7-9), il nous montre avec force le coeur de sa prédication, l’axe du christianisme duquel dépend tout le reste. Dès lors, quiconque s’aventurerait à mettre une réalité autre que cet axe-là, quiconque n’accorderait plus à la Vérité la première place qui lui revient, devient du même coup un faux prophète ; un homme qui, sous couvert de beaux discours philanthropiques acceptables et acceptés, trahit la foi apostolique et son message central qui vise le salut éternel de l’âme. 
En ces temps de confusion doctrinale, de catéchèses vidées de leur substance, de liturgies centrées sur le célébrant ou l’assemblée, il me semble plus qu’urgent de prendre conscience qu’il n’y a aucun christianisme qui ne repose pas d’abord sur les cinq mots qui le caractérisent et qui sont : création, chute, incarnation, rédemption, résurrection. 
Puisse un jour cette colonne vertébrale retrouver dans l'Eglise enfin sa place centrale ; une place sans laquelle ce que certains appellent faussement “l’Evangile” n’est plus que la béquille d’un corps flasque, sans vie ; n’est plus qu’un prétexte au service d’une idéologie calquée sur l’esprit du monde. » Jean-Pierre Snyers.
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Lun 9 Oct - 12:43

L'ACTUALITE DU JOUR

* * * * NOUVEAU Lundi, 9 octobre 2017. Dans une Eglise dirigée par un clergé coupé de la Tradition, de plus en plus incapable de transmettre quoi que ce soit de durable et de nourrisant pour la foi, la seule autorité qui
apparaisse comme justifiée est le “moi”. Il n’y a plus de liturgie commune établie sur des règles objectives : tout ce qui compte désormais et qui gouverne la majorité des célébrations paroissiales, c’est l’émotion. Ainsi, quand les fidèles disent : « Je vais dans telle église parce que là, la messe me plaît », il ne font que reconnaître que ce n’est plus la célébration de la foi qui est importante pour eux, mais simplement la recherche de ce que le philosophe MacIntyre appelait l’ “émotivisme”. Un émotivisme qui se propage par les manières douceureuses du célébrant qui se veut sympathique ; un émotivisme qui joue à plein dans les chants de groupes comme “Glorious” ; un émotivisme qui se retrouve dans les rondes d’enfants autour de l’autel ; un émotivisme qui culmine dans les messes de mariages ou d’enterrements... 
Cet émotivisme conduit les catholiques à pratiquer désormais une forme de protestantisme, c’est-à-dire une version molle et édulcorée du christianisme qui affirme qu’il faut être gentil ici-bas, qu’il faut s’employer à sauver la planète et qu’il suffit d’avoir bonne conscience pour aller au paradis. Si tant est que les catholiques se soucient encore d’aller au paradis.
Quelles sont les racines de cette situation ? Quels sont les tenants de cette Eglise molassonne qui plaît tant aux fidèles catholiques prêts à tout accepter du moment que ça a l’apparence de la nouveauté sirupeuse et à tout rejeter dès lors que ça rappelle le passé ? 
Les racines sont à chercher chez les clercs qui, après le concile Vatican II, ont négligé la formation des jeunes catholiques et ont délaissé la liturgie. 
Aujourd’hui, les résultats de ces abandons successifs sont sous nos yeux. Et la situation est à ce point catastrophique qu’il est inutile de songer à sauver les diocèses, les paroisses, les églises... Ce qu’il faut, c’est tenir : tenir au milieu de l’effondrement généralisé en préservant le catéchisme et la liturgie, seuls instruments permettant de survivre dans le monde moderne actuel.
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Lun 23 Oct - 14:15


... Vraiment, s'en prendre au Cardinal Sarah est vraiment un signe que rien ne va plus à Rome. On n'aime pas jeter de l'huile sur le feu à propos de ce Pape François, mais quand même...

* * * * NOUVEAU Lundi, 23 octobre 2017. Le pape François que les médias présentent comme ouvert, accueillant, souriant, sympathique... se révèle être un terrible dictateur comme l’Eglise n’en a jamais vu. 


En effet, alors que le cardinal Robert Sarah, “encore” préfet de la congrégation pour le culte divin, s’employait à juguler les dérives qui, selon toute vraisemblance, allaient être la conséquence du Motu proprio “Magnum principium” sur les traduction en langues courantes de textes liturgiques, François lui a adressé une lettre dans laquelle il dit vouloir exprimer “simplement” et “clairement” (pour une fois !) la façon dont il faut interpréter le Motu proprio en question.
Que dit François ? En gros, que l’interprétation faire par le cardinal Sarah n’est pas correcte et que le but de “Magnum principium” est bien de donner une totale autonomie aux conférences épiscopales pour ce qui concerne les traductions des textes liturgiques.
Il faut donc bien comprendre que François :
- désavoue le cardinal Sarah,
- permet aux évêques d’officialiser la grande pagaille qui règne déjà dans la liturgie,
- ne tient plus aucun compte des enseignements conciliaires,
- rejette les règles données par S. Jean-Paul II et Benoît XVI,
- officialise le divorce entre la “lex orandi” et la ”lex credendi”.
Il faut donc bien comprendre que nous entrons là dans un processus non seulement de désintégration de la liturgie, mais aussi, par conséquence, de division de l’Eglise. 
A celles et ceux qui n’en sont pas encore persuadés ou qui n’auraient pas encore compris ce qui se trame, il faut conseiller de relire attentivement la 
constitution conciliaire sur la liturgie, la Lettre apostolique “Vicesimus quintus annus” de S. Jean-Paul II, l’Exhortation post synodale “Sacramentum caritatis” de Benoît XVI.
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Jeu 26 Oct - 11:15

Pro-liturgia de ce jour :
* * * * 
NOUVEAU Jeudi, 26 octobre 2017. 


La gifle de François au cardinal Sarah : les dessous de l’affaire.



La lettre dans laquelle François a dernièrement contredit et humilié le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, est à nouveau emblématique de la façon dont ce pape exerce son magistère.
Lorsque François veut introduire des nouveautés, il ne le fait jamais avec des mots clairs et univoques. Il préfère faire naître des discussions, mettre en œuvre des “processus” au sein desquels les nouveautés pourront peu à peu s’affirmer.
L’exemple le plus parlant, c’est “Amoris laetitia” qui a donné lieu à des interprétations et des mises en œuvre disparates sur le terrain selon que des conférences épiscopales choisissaient l’un ou l’autre camp.

Et lorsqu’on lui demande de clarifier les choses, François refuse. Comme dans le cas des cinq “dubia” soumis par quatre cardinaux auxquels il n’a pas daigné donner la moindre réponse.
Par contre, quand un cardinal comme Robert Sarah, dont la compétence et la fonction sont unanimement reconnues, intervient pour fournir l’unique interprétation qu’il estime correcte au sujet d’un Motu proprio papal concernant la liturgie, François ne se tait pas mais réagit avec âpreté pour défendre les passages du Motu proprio - par ailleurs fort peu clairs - renfermant les libéralisations qui lui sont chères.
C’est exactement ce qui vient de se passer ces derniers jours.
Revenons en arrière. Le 9 septembre, François publiait le motu proprio “Magnum principium” concernant les adaptations et les traductions en langues courantes des textes liturgiques de l’Eglise latine.
En définissant le rôle de la Congrégation pour le Culte divin concernant les adaptations et les traductions des textes liturgiques préparés par les conférences épiscopales nationales et soumises à l’approbation du Saint-Siège, le Motu proprio faisait la distinction entre la “recognitio” et la “confirmatio”, entre “révision” et “confirmation”.
Mais cette distinction n’est pas clairement expliquée. En fait, les experts se sont immédiatement partagés entre deux interprétations.
D’un côté, ceux qui considèrent que la “recognitio”, c’est-à-dire la révision prévue par Rome, ne concerne que les adaptations tandis que pour les traductions, le Saint-Siège doit se borner à donner une “confirmatio”, c’est-à-dire son approbation.
De l’autre, ceux qui considèrent que Rome doit également exercer une révision approfondie de ces traductions avant de les approuver. C’est en effet que qui se passait auparavant et c’est la raison pour laquelle plusieurs traductions des missels ont eu un accouchement difficile - comme celles des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Irlande – ou sont encore en attente d’approbation de Rome comme celles de France, d’Italie et d’Allemagne.
En particulier, la nouvelle traduction du missel en allemand a fait l’objet de critiques de Benoît XVI lui-même qui avait rédigé en 2012 une lettre à ses compatriotes évêques pour les convaincre de traduire plus fidèlement les paroles de Jésus lors de la dernière cène au moment de la consécration : « Pour beaucoup » ou bien « pour tous » ? La bonne réponse est la première.
Revenons au motu proprio “Magnum principium”. Il faut souligner qu’il a été rédigé dans le dos du cardinal Sarah, préfet d’un dicastère dont les cadres intermédiaires lui sont opposés depuis un bon moment.
Le 30 novembre, Sarah écrivait au pape François une lettre de remerciement accompagnée d’un “Commentaire” détaillé visant une interprétation et une application plutôt restrictive du motu proprio, par rapport à ses formulations équivoques. Selon le cardinal Sarah, “recognitio” et “confirmatio” sont dans les faits “synonymes” ou à tout le moins “interchangeables au niveau de responsabilité du Saint-Siège” dont la mission consistant à réviser les traductions avant de les approuver reste intacte.
Une douzaine de jours plus tard, le “Commentaire” du cardinal Sarah a fait son apparition sur différents sites web, laissant penser - vu l’autorité de l’auteur de ce “Commentaire” - qu’à Rome, la Congrégation pour le Culte divin aurait agi en suivant ses directives.
Et c’est ce qui a fortement irrité le pape François qui a signé, le 15 octobre, une lettre désavouant sèchement le cardinal Sarah.
Une lettre dans laquelle le pape confère aux conférences épiscopales nationales la liberté et l’autorité de décider eux-mêmes des traductions, restant sauve la “confirmatio” finale de la congrégation vaticane.
Et dans tous les cas - ajoute le pape - sans aucun “esprit d’ ‘imposition’ aux conférences épiscopale d’une traduction réalisée par le dicastère” romain, y compris pour les textes liturgiques “importants” tels que “les formules sacramentelles, le Credo et le Notre Père”.

In cauda venenum. François écrit : « Constatant que la note ‘Commentaire’ a été publiée sur certains sites web et de façon erronée attribuée à votre personne, je vous demande poliment de faire en sorte que ma réponse apparaisse sur ces mêmes sites et qu’elle soit également envoyée à toutes les conférences épiscopales ainsi qu’aux membres et aux consulteurs de ce dicastère ».
Il y a un gouffre entre cette lettre de François et les chaleureux mots d’estime exprimés par écrit au cardinal Sarah il y a quelques mois par le “pape émérite” Benoît XVI. Ce dernier disait qu’il était persuadé qu’avec Sarah, « la liturgie est entre de bonnes mains » et que donc « nous devons être reconnaissants au Pape François d’avoir nommé un tel maître spirituel à la tête de la Congrégation qui est responsable de la célébration de la Liturgie dans l’Eglise ».
Il est inutile de préciser que l’objet du différend qui oppose François et le cardinal Sarah n’est pas anodin mais qu’il touche aux fondements de la vie de l’Eglise selon le vieux dicton “Lex orandi, lex credendi”. Le “processus” que François veut mettre en branle consiste également, à travers une décentralisation vers les Eglises nationales des traductions et des adaptations liturgiques, à transformer la structure de l’Eglise catholique en une fédération d’Eglises nationales dotées d’une large autonomie, « y compris une certaine autorité doctrinale authentique ».
Ces derniers mots sont tirés d’ “Evangelii gaudium”, le texte qui contient le programme du pontificat de François.
Ces mots étaient énigmatiques lors de leur publication en 2013 ; ils le sont chaque jour un peu moins.

Source : 
Sandro Magister.

N.B. Le premier qui osera encore dire que le pontificat de François se situe dans la ligne des pontificats de S. Jean-Paul II et de Benoît XVI risque de déclencher un fou rire général. A vrai dire, si on y regarde de plus près, on voit que cet actuel pontificat n’est même plus dans la ligne de Vatican II !
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Lun 30 Oct - 19:42

* * * * Samedi, 28 octobre 2017. Une excellente et courageuse réflexion trouvée sur le site “Liturgie romaine”. A lire et à diffuser le plus possible : CLIQUER ICI

http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/actua_files/cliquer-ici-2.pdf
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Ven 3 Nov - 11:10

Le très Saint Curé d'Ars veille !  Very Happy Pour ceux qui connaissent Ars et sa région ! 



* * * * NOUVEAU Vendredi, 3 novembre 2017. Quelques photos montrant la messe de la Toussaint à Villars-les-Dombes : une liturgie équilibrée, priante et strictement conforme au missel romain restauré à la suite de Vatican II.
- célébration “versus orientem” évitant au célébrant de se donner en spectacle :




- des fidèle qui tirent profit d'une liturgie digne, calme, favorisant un recueillement en totale harmonie avec la “lex credendi” de l'Eglise :



- des jeunes servants auxquels on transmet la vraie valeur de la liturgie et qui, de ce fait, prennent plaisir à chanter en grégorien avec toute l'assistance :



Conclusion : avec peu de moyens mais avec une réelle volonté et une solide formation, on peut faire du beau, du vrai et du solide.
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Jeu 19 Avr - 10:46

Le site "Pro liturgia" nous rappelle La Célébration de l'Eucharistie selon l'Instruction "Redemptionis Sacramentum" :


http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/actua_files/cliquer-ici.pdf
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Ven 18 Mai - 22:57

A noter tout particulièrement sur le site Pro Liturgia, ce jour :



L'ACTUALITE DU JOUR 
* * * * NOUVEAU Vendredi, 18 mai 2018. DEMISSION DES EVÊQUES CHILIENS A CAUSE DU PAPE FRANÇOIS...
D’après le compte Twitter de journalistes vaticanistes, tous les évêques de la Conférence épiscopale du Chili auraient présenté leur démission à la suite de trois jours de débats avec le pape François. 


L’histoire ne dit pas combien de ces démissions seront finalement acceptées par le pape. 
Toujours est-il que cette affaire fait suite au scandale d’abus sexuels dans l’Eglise chilienne dans lequel le Pape lui-même n’échappa pas aux critiques lors de son voyage au Chili. Il avait en particulier protégé l’évêque chilien Juan Barros impliqué dans ce scandale, en déclarant : « Il n’y a pas la moindre preuve. Tout cela n’est que calomnie. Est-ce clair ? » Plus tard et probablement sous la pression, il avait toutefois présenté des excuses.

Source : Kathnet (Trad. MH/APL)
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Sam 19 Mai - 7:36

Oui mais pour être logique jusqu'au bout, et puisque François est lui aussi fautif, il devrait présenter sa démission auprès des cardinaux ? A charge pour eux de l'accepter ou non.

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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Ven 25 Mai - 20:06

Lu sur le site "Proliturgia" ce jour, en partage :

* * * * NOUVEAU Vendredi, 25 mai 2018. Il n’y a pas si longtemps, on donnait traditionnellement à l’Eglise le titre de « Mater et Magistra », expression latine qui signifie « [Eglise] Mère et Enseignante ». Cette appellation avait le mérite de résumer le rôle que tient l’Eglise pour tous les hommes individuellement et pour le peuple de Dieu tout entier.
« Mater » : l’Eglise est traditionnellement appelée « mère », car effectivement son rôle est de prendre soin et de nourrir l’ensemble tous les hommes qui font appel à elle et en particulier les fidèles baptisés. La première nourriture qu’elle dispense est bien sûr l’Eucharistie, manne céleste et viatique du Salut qui accompagne chaque fidèle tout au long de son pèlerinage sur la terre ; mais c’est aussi, de de manière plus large, la nourriture spirituelle que sont ensemble la Parole de Dieu et la Sainte Liturgie, cette dernière étant constitués de textes et de rites proviennent à la fois de l'Ecriture sainte et de la Tradition et sont l’expression de ce qu’elle est et de ce qu’elle croit. Enfin, ce sont les soins spirituels que constituent les sacrements, en particulier la Confirmation, la Confession, et l’Onction des malades.
« Magistra » : l’Eglise est également appelée « enseignante », dans la mesure où, par le biais de sa doctrine, de son catéchisme et de son magistère pérenne, elle travaille à augmenter la connaissance qu’ont les chrétiens de leur propre foi et à les guider par l’enseignement de la Vérité qui s’exerce par le biais de l’infaillibilité que lui accorde le Saint-Esprit.
Or, force est de constater que la crise actuelle met à mal ces deux fonctions pourtant fondamentales de la sainte Eglise. La fonction maternelle de l’Eglise apparaît considérablement affaiblie : régulièrement la foi catholique sur l’Eucharistie est remise en cause ; certains sacrements (la Confession notamment) sont littéralement tombés dans l’oubli dans de très nombreuses paroisses. Et la situation perdure en de nombreux endroits malgré un timide retour. Que dire enfin de la sainte Liturgie, malmenée et défigurée à peu près partout à un point tel qu’elle en devient méconnaissable (en admettant qu’elle n’ait pas tout simplement disparu) et qu’en tout cas elle est devenue parfaitement incapable, étant donné l’indigence dans laquelle elle est tombée, de signifier la foi catholique et de nourrir spirituellement qui que ce soit.
Hélas, la fonction enseignante de l’Eglise ne semble guère mieux se porter. En de très nombreux endroits, le catéchisme n’est plus enseigné : on lui préfère une sorte de vague et consensuelle éthique sentimentaliste et droit-de-l’hommiste qui n’a plus qu’un très lointain rapport avec l’enseignement du Christ. Partout, dans les séminaires diocésains ou interdiocésains, dans les universités, dans les écoles dites « catholiques », dans les cours de catéchisme paroissiaux, l’enseignement prodigué est indigent, flou, vague, ambigu, quand il n’est tout simplement pas erroné ; et l’on constate avec consternation que désormais, même le magistère ordinaire, celui du pape et des évêques, semble plonger les fidèles dans la confusion la plus complète par ses ambiguïtés et son manque de clarté.
L’heure, pour les catholiques, est donc à la perplexité : si l’Eglise ne nous nourrit pas, qui donc le fera ? Si l’Eglise ne nous enseigne pas, par qui donc serons nous enseignés ? Perdus, sans repères, isolés les uns des autres, visiblement abandonnés par un clergé parjure qui les prive des forces vivifiantes des sacrements et de l’authentique Liturgie, les fidèles qui souhaiteraient demeurer dans la foi catholique semblent aujourd’hui plongés dans un obscur et désespérant tunnel dont, décidément, ils peinent à voir l’issue.


Samuel NYOM
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Sam 26 Mai - 0:41

Oui j'ai connu ça. Ma vie ? On va dire 50 ans à lutter contre le désespoir ; avec l'impression que Jésus m'abandonne, ne veut plus me donner la lumière pour guider concrètement ma vie qui partait en vrille. Malgré moult prières, rosaires et nuit d'adoration apparemment sans effet. je n'ai pas voulu devenir prêtre ou religieux car j'aurais eu l'impression d'être l'homme sur la berge en train de conseiller celui qui se noie dans le torrent.
Mais maintenant je pense que je peux gagner la berge.
Dieu est obscure, surprenant, scandaleux même. Et ceux qui pensent l'avoir mis définitivement en boite sont dans l'illusion.
Mais comme le pense Bernanos, on ne trouve l'Espérance qu'en espérant contre toute espérance au-delà du désespoir.

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Françoise
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Lun 4 Juin - 21:05

Merci au site "Pro Liturgia" pour ses rubriques. Nous citons celle de ce jour.

L'ACTUALITE DU JOUR 
* * * * NOUVEAU Lundi, 4 juin 2018. Il s’en faut de beaucoup pour que la liturgie de l’Eglise soit partout bien respectée. Elle l’est à peine lors des messes du matin célébrées à Sainte-Marthe ; elle ne l’est pas dans la grande majorité de paroisses où les prêtres ont pris l’habitude de la négliger ou de la trahir, soit par ignorance soit par volonté délibérée de désobéir à l’Eglise, mais toujours pour résultat la diffusion d’une doctrine floue conduisant à désorienter les fidèles.
La liturgie est trahie. Et en étant trahie, elle se perd autant qu’elle nous égare.
La liturgie est trahie : le Bx Paul VI l’a dit ; Jean-Paul Ier l’a dit au cours de son bref pontificat ; S. Jean-Paul II l’a dit ; Benoît XVI l’a dit... Le Cardinal Malcolm Ranjith l’a dit ; le Cardinal Francis Arinze l’a dit ; le Cardinal José Saraiva Martins l’a dit ; le Cardinal Robert Sarah l’a dit ; Mgr Nicola Bux l’a dit ; Mgr Guido Marini l’a dit... Et tant d’autres !
Malgré ces voix qui s’élèvent ou se sont élevées, en France, terre où les expériences liturgiques illégitimes battent des records depuis Vatican II, les pasteurs diocésains s’obstinent à ne pas vouloir reconnaître cette évidence. Dans les paroisses, principalement, elle n’est que très rarement correctement célébrée et fidèlement mise en œuvre de A à Z. Et ce, dans la totale indifférence de nos évêques pourtant « gardiens et promoteurs de la liturgie de l’Eglise » (Cf. Vatican II).
Si la dégradation de la « célébration de la foi » n’inquiète pas outre mesure, c’est parce que nombre de fidèles - aussi bien prêtres que laïcs - se sont progressivement habitués à ces liturgies bradées, banalisées, désacralisées, enlaidies, instrumentalisées, et qui sont toutes plus ou moins irrespectueuses des rites constitutifs de la « lex orandi ». Par conséquent, le fidèle qui aujourd’hui se rend dans une église et participe à la messe qu’on y célèbre est amené à collaborer, par sa seule présence, à la mise en œuvre de célébrations approximatives et généralement « réorganisées » en vue de plaire à un « public » pleinement satisfait d’une croyance sans contenu défini. Ainsi, peu à peu, par le simple fait d’assister à ces célébrations abâtardies, on en vient inévitablement à adhérer à autre chose qu’à la foi de l’Eglise et, par conséquent, à remplacer les fondements du catholicisme par une religiosité faite de compassionnel et de sentiments subjectifs sans rapports avec la Vérité enseignée par le Christ et son Eglise. 
En participant à des liturgies paroissiales déformées ou bâclées, le fidèle avance sur un chemin qui le fait tourner en rond au lieu de le mener vers une foi toujours plus profonde. Et quand il en a assez de tourner en rond, il abandonne la pratique dominicale qui devrait nourrir sa foi.
Face à cette situation, on peut se poser trois question : qui ? Pourquoi ? Comment ? 
Qui est responsable de cette situation ? Pourquoi en est-on arrivé à généraliser des liturgies ruinées et ruineuses ? Comment se fait-il que si peu d’évêques français suivent les enseignements de l’Eglise touchant à la célébration de la foi et vont même jusqu’à donner le mauvais exemple ?
Il faut reconnaître que les premiers « démolisseurs » de la liturgie ont été des prêtres ordonnés sous le pontificat de Pie XII. Ce sont certains d’entre eux qui, déjà bien avant le concile Vatican II, ont lancé en catimini les premières « expériences » liturgiques illégitimes. Ce sont encore eux qui, pendant et après le Concile, ont entrepris de généraliser leurs « expériences ». 
Donc, contrairement à ce qu’on entend dire, ce n’est pas le Concile qui a été à l’origine de la crise actuelle, mais plutôt la fuite en avant de certains pasteurs qui, sous couvert d’un « esprit du concile », ont introduit puis généralisé des pratiques qui ont abouti à ruiner les enseignements de Vatican II. Parce que ces enseignements du Concile n’étaient pas assez innovant et audacieux à leurs yeux et la restauration de la liturgie romaine, lorsqu’elle était comprise et appliquée, conduisait à des messes considérées comme encore trop « traditionnelles ». En effet, qu’avait voulu le Concile ? Un simple dépoussiérage du missel romain dit « de S. Pie V », qui était, sur le plan de la codification des rites, une création proprement « tridentine » peu en phase avec la grande tradition du premier millénaire chrétien, lorsque l’Eglise était encore indivise. Vatican II avait simplement supprimé le doublement des prières, pratique apparue tardivement, avait simplifié certains usages provenant de l’étiquette en usage dans la noblesse (dont était issus la plupart des évêques) et avait réintroduit des oraisons et des prières eucharistiques tirées des sacramentaires les plus traditionnels et les plus riches (le « léonien », le « gélasien » et le « grégorien ») que Trente ignorait. Mais le Concile avait maintenu l’usage du latin et du chant grégorien ainsi que de la célébration « versus orientem », l’agenouillement, l’encens, la répartition précise des fonctions à l’autel... Autant d’éléments dont les déolisseurs de la liturgie entendaient se passer. Pourquoi l’Eglise avait-elle souhaité ce dépoussiérage de la liturgie héritée de Trente ? Le Cardinal Ratzinger a répondu à cette question : parce que « pour les croyants, [la liturgie] était en grande partie dissimulée sous une foule de rubriques et de prières privées. » (Cf. L’esprit de la liturgie, Ed. Ad Solem, 2001). 
On peut comprendre que si, au moment où s’ouvre le concile Vatican II, les prêtres alors peu formés à la théologie de la liturgie pouvaient être à l’aise dans ces rubriques leur permettant de s’investir dans une chorégraphie nécessitant de longues préparations et que seuls maîtrisent quelques « maîtres de cérémonies » armés d’un « claquoir », un clergé plus jeune, plus exigeant, considère de nombreux rites et usages comme des coquilles devenues vides au fil du temps, comme des fardeaux obligeant à reproduire mécaniquement des formules gestuelles ou orales qui sclérosent les célébrations et ne favorisent pas la participation des fidèles à la prière officielle de l’Eglise.
Beaucoup de ces nouveaux prêtres en arrivent alors à se persuader que si certains rites sont incontestablement nécessaires à l’établissement d’une célébration, la vraie liturgie, elle, ne se trouve pas « que » dans les rites. Ils en viennent à penser que si une « mécanique rituelle » bien huilée peut permettre de belles cérémonies suscitant une prière fervente, elle peut aussi servir, à la longue, de paravent dissimulant une certaine pauvreté spirituelle. A partir de là, certains de ces clercs - peut-être eux-mêmes en souffrance spirituelle - se mettent à diffuser l’idée selon laquelle les belles liturgies réglées comme du papier à musique ne sont que du tape-à-l’œil ; ne sont, au fond, qu’un moyen utilisé par ceux qui préfèrent vivre une foi routinière sans élan, qui préfèrent rester dans une bulle pour ne pas être obligés de reconnaître que l’Eglise ne pourra pas faire l’économie d’un « aggiormento » si elle veut pouvoir parler d’égal à égal avec un monde assailli par la modernité. 
De là de nouvelles pratiques : il faut favoriser des liturgies donnant moins d’importance aux rites et plus de place à l’expression de la sincérité des fidèles ; il faut organiser des célébrations désencombrées de pratiques relevant d’un cérémonial anachronique qui donne parfois aux messes une tournure plus théâtrale que véritablement liturgique. Les prêtres initiateurs de ce courant de pensée accueilleront le Concile avec enthousiasme tout en déplorant que la Constitution « Sacrosanctum Concilium » ne soit pas allée jusqu’à imaginer des façons de célébrer la liturgie mieux adaptées à l’infinie variété des situations particulières de l’Eglise et des demandes ponctuelles des fidèles.
Il reste que l’Eglise a toujours su ce que bien des prêtres ne parvenaient déjà plus à comprendre tellement leur souci pastoral coupé de la doctrine avait pris le dessus : que la liturgie ne saurait en aucun cas devenir l’expression d’une foi subjective - même sincère - vécue au sein d’une pléiade de chapelles artificiellement reliées entre elles, mais qu’elle doit impérativement demeurer l’expression exacte du mystère du Salut et de la nature de la véritable Eglise du Christ. (Cf. Const. Sacrosanctum Concilium, Préambule, 2.)
Nous trouvons là une première explication de l’origine de la crise liturgique de l’Eglise postconciliaire. Elle n’est pas la seule. Il faut aussi, pour mieux en voir la racine, considérer la personnalité de ces prêtres adeptes de célébrations décousues qui, disaient-ils, seront « pastoralement plus efficaces ». 
Or, la personnalité de ces prêtres se trouve dans les chiffres donnant le nombre de clercs et de séminaristes en France dans les années marquant le milieu du XXe siècle. On voit que les vocations sont nombreuses : les diocèses ne manquent pas de « personnel ». Mais qu’est-ce qui a motivé autant de jeunes à vouloir devenir prêtres ? Tous les prêtres et les séminaristes de cette époque ont-ils indiscutablement la vocation ? Rien ne permet de l’affirmer sans nuances. Dans la première moitié du XXe siècle, en effet, la France est encore un pays semi-rural où les traditions religieuses bien ancrées et globalement respectées, surtout dans les campagnes, sont créatrices d’un climat pouvant rendre la prêtrise attractive pour des jeunes gens. De plus, dans les écoles libres catholiques comme aussi dans les « petits séminaires », se fait souvent un véritable « travail d’inculcation de la vocation » qui tend parfois à ignorer les critères qui la rendraient non seulement possible mais surtout solide. On a alors des écoles libres transformées en ce que certains appellent déjà « des boîtes à curés » : messes obligatoires, billets de confession, prière avant chaque heure de cours, repas pris dans une ambiance rappelant celle des réfectoires de monastères, obligation d’apprendre le latin... Si certains jeunes se plaisent dans cette ambiance, d’autres souffrent d’une « overdose » de ce qu’ils considèrent comme de la « pieuserie ». Ce n’est qu’en 1930 que la Sacrée Congrégation des Sacrements exige que tout ordinant devra jurer sur l’Evangile et devant son évêque qu’il demande à être prêtre « libre de toute pression, violence et crainte, le désirant spontanément et le voulant de pleine et libre volonté car [il] expérimente et ressens [qu’il est] réellement appelé par Dieu. » (Cf. AAS 23, 1931, p. 127)
Il n’empêche que cette situation permet à l’Eglise de France d’avoir des « bataillons de soutanes » : chaque paroisse à son curé et il n’est pas rare de trouver, dans certains bourgs de campagne, un curé et deux ou trois vicaires. Les évêques d’alors se soucient-ils de savoir si tous ces prêtres avaient réellement la vocation au moment où ils ont été ordonnés ? Il n’est pas interdit de penser qu’un nombre non négligeable d’entre eux a dû découvrir, les années passant et les difficultés venant, qu’ils n’étaient pas faits pour la vie sacerdotale et qu’ils étaient de moins en moins heureux dans l’exercice de leur ministère. Généreux, ils l’étaient ; altruistes, ils l’étaient ; profondément croyants, ils l’étaient... Mais capables de comprendre et de faire passer la grâce de leur sacerdoce avant leurs éventuels charismes personnels, l’étaient-ils ? Comment rayonner lorsqu’on est en conflit avec soi-même ? A bien des candidats au sacerdoce venus en ligne droite de la troupe des enfants de chœur, puis du patronage paroissial, puis des petits séminaires - ces fameuses « boîtes à curés » - on avait, à force de ne faire plus que de la morale ou du caritatif, omis d’expliquer que la sainteté exigée par la prêtrise ne vient pas d’un accomplissement de soi, ni d’une plénitude que l’on s’attribue, mais qu’elle est d’abord un vide que l’on découvre en soi et qu’il faut accepter jour après jour en priant pour que Dieu vienne le remplir. Certains prêtres qui ont peut-être découvert sur le tard ce douloureux « vide » se sont alors rendus compte qu’ils n’avaient ni la force de l’accepter ni les dispositions pour laisser la grâce de leur sacerdoce le remplir.
Dès lors, on peut imaginer que ces prêtres, qui n’étaient plus véritablement heureux dans l’exercice de leurc ministère, ont cherché à instrumentaliser leur sacerdoce dans le but de pouvoir affirmer davantage leur personnalité et s’attirer des sympathies ; ils ont donc mis leurs espoirs dans ce concile Vatican II qui, leur disait-on, allait dépoussiérer l’Eglise et leur donner de pouvoir vivre leur prêtrise d’une façon beaucoup moins contraignante et moins rigide : plus de soutane, plus de latin, plus de liturgies compliquées, moins d’adoration et de prière... mais, à la place, davantage de « social » et d’ « animation pastorale » dont l’efficacité allait - disait-on encore - remplir les églises et donner goût à une nouvelle forme de prêtrise plus proche des fidèles. 
En fait, ce que voulaient ces prêtres sans s’en rendre compte, c’était débarrasser le ministère sacerdotal de son caractère « sacral » pour le faire entrer davantage dans une phase « existentielle » ; c’était libérer l’Eglise de la « sacerdotalisation » (« La diminution du nombre de prêtre est une chance pour l’Eglise », disait-on alors) pour lui permettre d’être davantage efficace grâce une pastorale de proximité basée sur le seul témoignage et l’activisme. Autrement dit : moins de prière, moins de théologie, moins de doctrine pour plus de justice, plus de charité, plus de lutte pour les droits de l’homme et la liberté... Tels furent d’ailleurs - comme s’en souviennent aujourd’hui les fidèles d’un certain âge - les uniques thèmes de bien des messes et de bien des cantiques de cette époque postconciliaire si tourmentée. 
Ces prêtres bardés de bonnes intentions mais éloignés de l’idéal sacerdotal se rendaient-ils compte qu’en voulant se débarrasser de ce qui passait pour des contraintes à leurs yeux, ils jetaient ce qui aurait pu, au moins jusqu’à un certain degré, leur servir de béquilles et de garde-fous dans l’exercice de leur ministère ? Sûrement, tous ne se rendaient pas compte qu’en reléguant la doctrine au second plan et en apprenant, à la suite de nombreux professeurs d’exégèse de l’époque, à faire une distinction entre le dynamique « Christ historique » et le nébuleux « Christ des Evangiles », ils en arriveraient à progressivement à transformer Jésus en héraut des luttes sociales et à oublier que le Sauveur était d’abord venu pour restaurer notre condition et notre dignité d’enfants de Dieu, pour que nous puissions nous tourner ensemble vers le Père. Ces prêtres participeront activement, - peut-être par dépit - à ce que le P. Louis Bouyer appellera « la trahison des clercs ». 
Et à cette époque, les évêques de France ne virent rien... Ou pas grand-chose.
En 1965, le concile Vatican II s’achève et rien de ce qu’espéraient ces prêtres que l’on peut considérer comme des victimes de fausses vocations n’est concédé : un dépoussiérage de l’Eglise a bien été voulu, mais il ne s’agit en aucun cas d’une « braderie » de ce que l’Eglise a reçu des Apôtres et dont elle est dépositaire. D’où l’amertume sourde qui saisit la partie du clergé alors considérée comme la plus dynamique, la plus engagée et la plus motivée, au point que ses figures emblématiques seront nommées aux postes-clés des diocèses d’où elles pourront infiltrer leurs idées dans les grands séminaires puis dans la catéchèse et les liturgies paroissiales.
Les responsables diocésains de l’époque conciliaire, manquant singulièrement de clairvoyance, n’ont pas vu arriver la crise et, manquant de connaissances théologiques solides, n’auraient de toutes façons pas eu les moyens leur permettant de faire face aux grandes vagues qui commençaient à secouer la barque de Pierre. Ce qui apparaît alors clairement aux yeux des historiens et sociologues actuels, c’est que la démolition de la liturgie, dans les diocèses de France, s’est faite partout et de la même façon, selon les mêmes principes. Cette démolition n’était donc pas le fait de quelques prêtres isolés, comme ont cherché à faire croire les évêques auxquels s’adressaient des fidèles désemparés ; elle n’était pas le fait de quelques clercs qu’on aurait pu considérer comme originaux ou marginaux : elle fut bien un phénomène généralisé et mené avec une violence que les fidèles d’aujourd’hui ne peuvent pas imaginer. Ce qu’on voit ensuite, c’est que la démolition de la liturgie s’est déroulée partout selon un programme préétabli et dont les grands traits avaient été tracés avant le Concile. Ce programme devait se dérouler en 4 temps très rapprochés les uns des autres afin de pouvoir stopper net toute tentative de contestation de la part des fidèles désireux de respecter les réelles intentions de Vatican II :
- premièrement, le retournement des autels ; c’est-à-dire la généralisation de ce qui avait déjà été expérimenté ici ou là sous le regard goguenard d’évêques qui croyaient à des essais qui n’auraient aucun lendemain ;
- deuxièmement, le discrédit jeté sur le latin et le chant grégorien, doublé d’une accusation d’intégrisme lancée à la tête de tout fidèle demandant le maintien de liturgies latines célébrées avec le missel romain révisé à la suite du Concile. A ces fidèles qui rappelaient les articles 36 et 116 de la Constitution sur la liturgie, il était systématiquement répondu qu’il fallait s’engager dans l’ « esprit du Concile » et non s’en tenir à la « lettre ». Formule qui allait permettre de tout justifier, y compris ce qui allait manifestement contre les enseignements de l’Eglise ; 
- troisièmement, l’obligation d’abandonner tout ce qui, dans la liturgie postconciliaire, devait être préserver afin de rappeler la continuité liturgique : cierges, encens, vêtements et ornements, service d’autel... et aussi la dignité, le respect des rites, l’expression du sacré ; l’agenouillement...
- quatrièmement enfin, la liquidation de tout ce que le Concile demandait de préserver comme expression de la distance entre le sacré et le profane, entre le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ministériel, entre la condition de laïc et la condition de clerc. 
Aujourd’hui, les jeunes générations de fidèles n’ont pas idée de la violence et parfois aussi de la haine dont faisent preuve des bataillons de prêtres iconoclastes pour démolir ce que l’Eglise entendait conserver. Pour mener à bien leur œuvre destructrice, ils étaient encouragés par la diffusions d’ouvrages faisant la promotion de célébrations liturgiques reconstruites sur la base de projets pastoraux tous plus nébuleux les uns que les autres mais, en tout cas, toujours en opposition aux enseignements du Concile et des papes successifs. Parmi ces ouvrages on peut citer les « Feuilles du diocèse de Saint-Brieuc », la revue « Signes d’Aujourd’hui », certaines publications du très officiel Centre National de Pastorale Liturgique (CNPL) dans lesquelles il était systématiquement demandé d’imaginer de nouvelles façons de célébrer la messe et de modifier aussi bien les prières - y compris la prière eucharistique - que l’agencement intérieur des églises par l’introduction d’un maximum d’éléments insolites : autels-caisses, tabourets, tapis de prière, patènes en osier, calices en terre cuite, banderoles... A la suite de quoi, les célébrations liturgiques pouvaient partout prendre des allures de chantier permanent où le fidèle se voyait contraint d’accepter - à défaut d’approuver - le dernier caprice du célébrant.
La catéchèse ne fut pas en reste : à côté d’une foi sans dogmes, on on se mit à enseigner les principes d’une Eglise sans Magistère, d’un « Credo » à sans cesse reformuler, d’une liturgies évolutives à inventer dimanche après dimanche... Le tout avec l’aide de catéchistes laïcs sans connaissances théologiques mais gagnés aux idées nocives élaborées et diffusées par quelques clercs insoumis et constitués en « soviets diocésains » chargés de ruiner de l’intérieur cette Eglise catholique romaine à laquelle ils reprochaient d’entretenir un sacerdoce contraignant et une religion sclérosée.
Tout était donc noyauté, verrouillé, en sorte que le fidèle qui voulait suivre l’enseignement de Rome plutôt que les fantaisies de son évêque ou les marottes du clergé local était immédiatement considéré par le noyau progressiste de sa paroisse comme un traître au Concile, comme un fauteur de troubles, comme un diviseur, comme un danger pour l’unité des fidèles (unité qui, en fait, n’existait déjà plus que dans l’imagination de quelques têtes pensantes confortablement installées dans les bureaux diocésains.)
La déstructuration de la liturgie, qui a obligé Mgr Bux à demander si aujourd’hui, en assistant à certaines messes, on ne risquait pas de perdre la foi, n’aura donc été que l’aboutissement d’un long processus mis en place au sein même de l’Eglise par un clergé qui, depuis le XVIIIe siècle, avait fait de la liturgie un spectacle dont les prêtres tenaient à demeurer les seuls metteurs en scène. Ces « liturgies-spectacles », qui se conjuguent avec une crise de la foi, sont aujourd’hui le fait d’hommes qui auraient probablement été plus à leur place dans l’animation de clubs de bienfaisance que dans la prêtrise et qui ont imaginé ne pouvoir s’épanouir dans leur ministère qu’à condition de l’exercer sans aucune contrainte, comme le montre la récente aventure du P. Gréa, ce prêtre lyonnais qui aurait plus à l’aise dans « Les feux de l’amour » que dans des pseudo-célébrations façon « Glorious ». Ces « liturgies-spectacles » se font aujourd’hui encore : messes dans des cirques, messes dans les foires, dans les stades, messes de premières communions ou de confirmations au cours desquelles les « mamies bigoudies » tiennent le rôle de clown blanc... C’est dans ces conditions dramatiques que la liturgie fut durablement « instrumentalisée » (cf. S. Jean-Paul II), tranformée en un outil au service des talents (supposés) de clercs-animateurs imaginant des célébrations grand-guignolesques dont ils souhaitaient occuper le centre. Pour en arriver là, il fallait imaginer et multiplier des liturgies soft ferments d’une religion light. 
Pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, au moment de Vatican II, tous les ingrédients étaient réunis pour atteindre le but fixé : une liturgie tridentine qui s’était peu à peu sclérosée au point d’échapper de plus en plus aux fidèles qui ne la voyaient plus que comme une savante mise en scène dont le sens s’était opacifié ; des groupes de prêtres ne s’épanouissant plus dans leur ministère sacerdotal ; un Concile dont la mise en œuvre était confiée à des évêques à la formation théologique déficiente (Cf. P. Louis Bouyer) ; des fidèles prêts à accepter une Eglise présentée comme davantage en phase avec eux-mêmes et avec son temps ; enfin, une multiplication de structures bureaucratiques dont il suffisait de prendre les commandes pour pouvoir faire pression sur les fidèles et les contraindre à accepter une pastorale censée répondre en même temps à l’ « esprit du Concile », aux utopies de mai 68, et aux souhaits d’esprits préalablement rendu malléable.
Qu’ont alors fait les évêques de France ? La réponse tient en un seul mot : rien. Certes, certains ont dénoncé ce qui n’allait pas ; mais persuadés qu’ils seraient écoutés et obéis « comme au bon vieux temps », ils n’ont jamais vérifié si ce qu’ils disaient donnait lieu à des applications concrètes.
Plus triste encore : beaucoup depasteurs diocésains sont entrés dans le mouvement des prêtres qui démolissaient tout et, ne voulant surtout pas passer eux-mêmes pour des « traditionalistes » ou des « rétrogrades », ils sont allés jusqu’à devancer les attentes des agitateurs les mieux organisés en se montrant eux-mêmes à la pointe des innovations. Ils n’ont eux-mêmes plus obéi au Souverain Pontife ni cherché à comprendre et à appliquer le Concile. Ce fut la rupture dont a parlé Benoît XVI et dont les dégâts apparaissent aujourd’hui aussi considérables que persistants : 3% des fidèles sont fidèles à la messe du dimanche, les séminaires sont vides et des communautés religieuses vendent leurs bâtiments...
Que faire aujourd’hui pour corriger les erreurs et soigner tant de blessures ? 
La solution ne peut venir que des évêques eux-mêmes. Encore faudrait-il que ces pasteurs ne soient pas eux-mêmes les « enfants naturels » de ceux qui se sont employés et s’emploient encore à tout casser au nom de cette « herméneutique de rupture » qu’ils ont partout mise en œuvre et à laquelle ils tiennent mordicus. 
Concrètement, les évêques de demain ne devraient plus être choisis parmi les prêtres formés dans des maisons contôlées par les « soviets diocésains » où siègent et se cooptent des clercs et des laïcs dont la théologie est faible et dont la « fidélité au Siège de Pierre » n’est souvent qu’une formule vide de sens. Des prêtres échappant au « système » existent. Mais combien d’entre eux voudront-ils accepter une charge épiscopale, sachant qu’aujourd’hui, tout évêque qui veut mettre Vatican II en œuvre est assuré d’avoir les 3/4 de ses diocésains les plus influents - et les plus âgés - « sur le dos » ? Etre évêque implique-t-il d’aller au « casse-pipes » ? Dans la situation actuelle, il n’est pas interdit de répondre : « oui ».
Le jour de son élection sur le Siège de Pierre, Benoît XVI avait demandé qu’on prie pour lui, afin qu’il trouve la force de ne pas se dérober face aux loups. On n’imagine pas combien, depuis le Concile, les loups ont proliféré dans les diocèses de France : ils ont aujourd’hui le poil terne mais s’emploient encore à montrer leurs crocs aux pasteurs trop empressés à suivre les véritables enseignements conciliaires et à servir courageusement l’Eglise avant leurs intérêts personnels.

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Françoise
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Ven 8 Juin - 19:50

NOUVEAU Vendredi, 8 juin 2018.

Un livre aussi captivant qu’instructif qu’il faut absolument lire : « La divine liturgie » de Jean Hani (éd. Trédaniel). Il s’agit d’un ouvrage remarquable qui il explique tout : le vrai sens et la signification de la liturgie, pourquoi l’orientation est fondamentale et le retournement des autels vers le peuple est une catastrophe d’une exceptionnelle gravité ; il explique aussi la signification de l’autel et rappelle pourquoi les autels monumentaux du XVIIIe siècle obscurcissent le sens originel de la table du Sacrifice ; il explique aussi le sens des vêtements liturgiques et donne un coup de canif au passage aux fameuses chasubles « boîte à violon » que Dom Guéranger considérait déjà comme de planches incapables d’assurer la fonction d’une chasuble qui est d’envelopper le célébrant ; il explique pourquoi le Canon doit être prié sur le ton d’un récitatif et pourquoi les lectures doivent être chantées, etc. En outre, Jean Hani conduit une très profonde explication de la profondeur symbolique des rites de la messe, en démontrant leur continuité anthropologique avec tous les rites des religions anciennes et en s’appuyant sur des exemples tirés à la fois du rite romain et des liturgies orientales. Lui qui a étudié à fond les principes de l’architecture sacrée, rappelle que si le « bâtiment église » est orienté, c’est parce que la liturgie est orientée et non l'inverse. 
En résumé, voilà un auteur bien plus traditionnel que tous les traditionalistes réunis et qui valide l’essentiel des intuitions liturgiques du Concile. C’est là un ouvrage qui devrait être mis dans toutes les mains.
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Lun 11 Juin - 23:44

Se pourrait -il que le pape François approuve le fait qu'il puisse y avoir des diaconesses ? 
C'est ce que le site " pro Liturgia " suggère dans cet article .
Il me semble pourtant que la question des femmes diaconesses ou à plus forte raison prêtres a été un non donné par les papes précédents .
Quant aux diaconesses,  elles étaient utiles au premier temps de l'Eglise pour aider au baptême des femmes afin de les assister pour les dévêtir, sachant que le baptême se faisait en immersion totale .

Pro Liturgia parle d'un schisme, mais cet état est déjà présent par le fait que beaucoup d'évêques ne suivent plus la ligne romaine qui , il y vrai se meut dans la confusion en restant dans le flou ou les non réponses demandées par des questions respectueuses ( dubia) .
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* * * * NOUVEAU Lundi, 11 juin 2018. Le pape François a approuvé un document dont le but est de permettre aux femmes d’être ordonnées diaconesses. 
Ce n’est plus un secret pour personne, François veut aller encore plus loin. Prochaines étapes : le mariage des prêtres (autrement dit la fin du célibat sacerdotal) et la possibilité d’ordonner prêtresses des des femmes. Avec François, nous sommes désormais assurés d’avoir, à plus ou moins long terme, un schisme qui marquera la séparation entre l’Eglise catholique et l’Eglise bergoglienne. 
Tel sera l’aboutissement de 50 années d’un relativisme doctrinal soutenu par une majorité d’évêques promoteurs de catéchèses vides et de liturgies débiles.

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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Mar 12 Juin - 0:08

Bonsoir Zamie,

C'est la confusion la plus complète, en effet... c'est pourquoi on ne commentera pas !
Demandons simplement au Seigneur d'augmenter notre Foi, dans nos pauvres prières. 

Je vous partage juste cet article du "Point", article qui fait tousser :

http://www.lepoint.fr/societe/bientot-des-femmes-diacres-dans-l-eglise-catholique-09-06-2018-2225668_23.php#xtor=CS3-192

En union de prière et bonne nuit, Zamie.

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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Mar 12 Juin - 0:18

Union de prières Françoise , c'est cela notre mission dans toutes ces ignominies contraire à la nature .
Qui comprendra enfin ? 
La culture de mort ne peut pas vaincre , c'est impossible. .
Dieu est avec nous, celui qui a vaincu le monde et la gloire qu'il nous donne c'est Sa vie .
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Jeu 14 Juin - 11:35

En partage :




* * * * NOUVEAU Jeudi, 14 juin 2018. Dans ses mémoires, le Cardinal Biffi (1928-2015) parle de ce que fut le Concile et l’après-Concile (pp. 191-194). Extraits :
« Paul VI a cru sincèrement au concile Vatican II et à son importance positive pour la chrétienté tout entière. Il en a été un protagoniste décisif, qui en a suivi les travaux et les discussions avec une attention de tous les jours et qui l’a aidé à surmonter ses difficultés de parcours récurrentes. Il s’attendait à ce que, en raison de l’engagement commun de tous ceux qui portaient le charisme apostolique et du successeur de Pierre, une époque bénie de vitalité accrue et de fécondité exceptionnelle commence tout de suite à faire du bien et à apporter du bonheur à l’Eglise.
Au contraire “l’après-concile”, dans beaucoup de ses manifestations, lui a apporté des préoccupations et des déceptions. Alors, avec une admirable franchise, il a fait part de son affliction ; et la lucidité passionnée de ses propos a frappé tous les croyants ; du moins ceux dont la vision n’était pas trop perturbée par l’idéologie.
Le 29 juin 1972, jour de la fête des saints Pierre et Paul, il en arrive à affirmer, dans une improvisation, qu’il a “le sentiment que, par quelque fissures, la fumée de Satan est entrée dans le temple de Dieu. Il y a le doute, l'incertitude, la problématique, l’inquiétude, l’insatisfaction, la confrontation. On ne fait pas confiance à l’Eglise... On croyait qu’après le Concile viendrait une journée de soleil pour l’histoire de l’Eglise. Au contraire, ce qui est venu, c’est une journée de nuages, d’obscurité, de recherche, d’incertitude... Nous croyons que quelque chose de préternaturel (le diable) est venu dans le monde pour troubler, pour étouffer les fruits du Concile oecuménique et pour empêcher l’Eglise d’exprimer par un chant sa joie d’avoir repris pleinement conscience d’elle-même”.
Voilà des propos douloureux et sévères sur lesquels il n’est pas difficile de réfléchir.
Comment a-t-il pu se faire que, à partir des déclarations légitimes et des textes de Vatican II, on en soit arrivé à une situation si différente et si éloignée ? La question est complexe et les raisons sont multiformes ; mais il ne fait aucun doute qu’est également intervenu un processus d’aberrante “distillation” (si l’on peut dire), qui a extrait, du “donné” conciliaire authentique et contraignant, une mentalité et une mode linguistique tout à fait hétérogènes. C’est un phénomène qui affleure çà et là dans l’après-Concile et qui continue à se manifester de manière plus ou moins explicite.
Pour nous faire comprendre, nous pourrions nous aventurer à présenter schématiquement le processus de cette étonnante “distillation”.
La première phase consiste en une approche discriminatoire des textes conciliaires, qui distingue d’une part ceux qui sont acceptés et que l’on peut citer et d’autre part ceux qui sont inopportuns ou tout au moins inutiles, qu’il convient de passer sous silence.
Dans la seconde phase, on reconnaît comme un précieux enseignement du Concile non pas ce qui a été formulé en réalité, mais ce que la sainte assemblée nous aurait donné si elle n’avait pas été entravée par la présence d’un grand nombre de pères conciliaires rétrogrades et insensibles au souffle de l'Esprit.
Dans la troisième phase, on insinue que la véritable doctrine du Concile n’est pas celle qui a été effectivement formulée et approuvée canoniquement, mais celle qui aurait été formulée et approuvée si les pères conciliaires avaient été plus éclairés, plus cohérents, plus courageux.
Avec une telle méthodologie théologique et historique - elle n’est jamais formulée de manière aussi claire mais elle n’en est pas moins implacable pour autant - on imagine facilement le résultat qui en découle : ce qui est adopté et valorisé de manière presque obsessionnelle, ce n’est pas le Concile qui a été effectivement célébré, mais (pour ainsi dire) un “concile virtuel” ; un concile qui a sa place non pas dans l’histoire de l’Eglise, mais dans l’histoire de l’imagination ecclésiastique.
Et quiconque se hasarde, même timidement, à ne pas être d’accord reçoit la qualification infamante de “préconciliaire”, quand il n'est pas carrément rangé parmi les traditionalistes rebelles ou les intégristes exécrés.
Et puisque, parmi les “distillats frauduleux” issus du Concile, on trouve également le principe selon lequel il n’y a désormais plus d’erreur qui puisse encore être condamnée au sein du monde catholique si ce n'est celle de pécher contre le devoir prioritaire de compréhension et de dialogue, il devient difficile aujourd’hui, pour les théologiens et les pasteurs, d’avoir le courage de dénoncer avec vigueur et ténacité les poisons qui sont en train d’intoxiquer progressivement l’innocent peuple de Dieu. » 

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Françoise
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Sam 16 Juin - 19:34

Vu sur le site "Proliturgia" ce jour. Prions !

L'ACTUALITE DU JOUR 
* * * * NOUVEAU Samedi, 16 juin 2018.


 Arrivé sur le Siège de Pierre, Jorge Bergoglio n’avait, semble-t-il, qu’un objectif : se fabriquer une Eglise à sa mesure. C’est-à-dire avec un minimum de contraintes et un maximum d’ouvertures dans toutes les directions. Pour arriver à sa fin, il lui fallait jouer sur deux tableaux : afficher une rupture douce mais certaine d’avec les pontificats précédents et afficher l’image d’un pasteur jovial passant son temps à fustiger ceux qui, par prudence ou par clairvoyance, ne voulaient pas lui emboîter le pas. 

Pendant un temps, certains ont pensé que c’est de cette façon que François allait « réformer » l’Eglise pour en faire une communauté perméable à tout ce qui permettrait de mettre de côté la doctrine de la foi chrétienne. 


Sûr de son affaire, François n’a pas voulu écouter ceux qui lui disaient d’être attentif à l’unité de l’Eglise ; il n’a pas voulu voir dans quel désarroi certaines de ses déclarations à l’emporte-pièce plongeaient les fidèles ; il n’a pas voulu admettre que dire une chose et en faire une autre était le meilleur moyen pour semer la confusion dans les esprits et, in fine, par faire fuir les baptisés les plus circonspects.


François souhaitait mettre le bazar dans l’Eglise en pensant que du chaos pourrait naître une clarté nouvelle et un équilibre nouveau. D’une certaine façon, le bazar, il a réussi : « Il y a une guerre civile dans l’Eglise » a récemment écrit le vaticaniste Marco Politi dans le journal Allemand « Die Zeit ». Aux yeux de ce journaliste fin connaisseur des coulisses du Vatican, François aura réussi à se mettre « dans une situation difficile ». On pourrait même avancer qu’il s’est mis lui-même - par orgueil et/ou par imprudence - dans une situation qu’il ne contrôle plus. 


La « guerre civile » à laquelle fait allusion Marco Politi n’oppose par tant les « progressistes » aux « conservateurs », pour reprendre le vocabulaire habituel. Elle oppose plutôt les représentants de l’Eglise universelle - autrement dit catholique - laquelle a été bâtie sur la clarté des enseignements du Christ aux affiliés à l’Eglise bergoglienne dont les contours sont de plus en plus brumeux et la doctrine de la foi de plus en plus énigmatique. 


On en arrive au point que même au Vatican, certains ne cachent plus leur peur d’un schisme dont il faudrait bien reconnaître qu’il serait le résultat d’une vision de l’Eglise propre au pape argentin. 
A côté de cette Eglise ballotée se trouve, pour nous, un autre problème : celui des évêques de France occupés à entretenir des structures diocésaines vides et stériles, et toujours attentifs à ce que partout soient célébrées des messes dont les formes, tantôt clownesques tantôt pitoyables, mais presque toujours aberrantes, n’ont plus le moindre rapport avec la foi qu’elles prétendent exprimer.


Jésus avait averti que « tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et une maison s'écroule sur une autre » (Lc 11, 17). Nos pasteurs se rendent-ils compte qu’une telle dévastation, dont on peut tout de même difficilement croire qu'ils la souhaitent, atteint déjà des pans entiers de l'Eglise ?
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Jeu 21 Juin - 18:29

... Cela devient affligeant.

L'ACTUALITE DU JOUR 
* * * * NOUVEAU Jeudi, 21 juin 2018. Au Vatican, on s’étonne des propos tenus par le pape François à l’occasion d’une nouvelle interview avec l’agence Reuters. 
Le Pape a affirmé, en effet, qu’il n’avait appris l’existence des quatre « Dubia » que lui avaient adressées les cardinaux Raymond Leo Burke, Walter Brandmüller et feu Joachim Meisner et Carlo Caffarra que... par les médias. 


Or, les cardinaux signataires ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils avaient envoyé directement au pape lui-même la lettre dans laquelle ils demandaient des éclaircissements sur les passages controversés d’ « Amoris Laetitia ». Et c’est seulement après deux mois d’attente et aucune réponse obtenue qu’ils ont rendu cette lettre publique. 
François prétend maintenant que les cardinaux ont rendu la lettre publique sans l’envoyer directement à lui...
Cette allégation a été immédiatement rejetée par le cardinal Walter Brandmüller dans une déclaration faite site américain « OnePeterFive ». Le cardinal précise que la lettre portant sur les « Dubia » a été directement transmise transmise au pape François par courrier privé en septembre 2016 et, en même temps, envoyée à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le cardinal Müller, qui était alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, a confirmé lui-même que la lettre en question avait été bien reçue. Interrogé sur son contenu, il a déclaré que la Congrégation pour la doctrine de la Foi parlait toujours « l’autorité du pape » et ne pouvait, de ce fait, pas participer de son propre chef à la controverse. 
Hier, « OnePeterFive » a demandé des précisions sur cette affaire au bureau de presse du Vatican mais n’a pas encore reçu de réponse.

Source : Kathnet
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Philippe
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Jeu 21 Juin - 21:45

Qui peut croire une explication pareille ? le mensonge maintenant ?

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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Mar 26 Juin - 22:49

* * * * Lundi, 25 juin 2018. En ce milieu d’année, les chiffres qui nous parviennent sont alarmants. Du moins quand on les regarde avec les yeux de simples fidèles :
- moins de 70 prêtres diocésains ordonnés...
- moins de 3% de catholiques allant à la messe le dimanche...
En regard de ces chiffres, on pourrait se poser d’autres questions comme, par exemple : quelle est la formation liturgique reçue par les nouveaux prêtres ? Combien d’entre eux savent célébrer dignement et de façon naturelle - sans hésiter - la liturgie romaine en français ET en latin ? Combien de fidèles pratiquants savent ce que représente la liturgie de l’Eglise et comment elle doit être célébrée ?
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Françoise
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Sam 7 Juil - 21:39

L'ACTUALITE DU JOUR 
* * * * NOUVEAU Samedi, 7 juillet 2018. Le pape François est heureux : un évêque d’Allemagne invite les fidèles protestants mariés à un catholique à communier. Dans de nombreux autres diocèses, en Allemagne et hors d’Allemagne, les évêques autorisent (sans le dire ouvertement) la communion pour tous.
Le pape François est heureux : l’Eglise sans Eucharistie comprise selon la foi catholique est en train de se mettre en place ; prélude à une Eglise sans ministres ordonnés et sans liturgie stable. 
Une Eglise soft fondée sur un Credo light et évolutif est en train de germer sur les ambiguïtés des récents enseignements de l’actuel pontificat.

* * * * NOUVEAU Samedi, 7 juillet 2018. Le souci de l’Eglise, aujourd’hui, n’est plus d’enseigner qu’il y a une vie éternelle après la vie d’ici pas ; il n’est plus d’enseigner que notre mort corporelle est immédiatement suivie d’un jugement de Dieu qui détermine de façon définitive quelles seront les conditions de notre vie éternelle ; il n’est plus de rappeler qu’à la source de notre vie éternelle se trouve notre foi.
Non ! Le seul souci de l’Eglise, aujourd’hui, est d’enseigner que si nous voulons être heureux, il faut sauver la planète et nous accepter tous tels que nous sommes sans nous préoccuper ni de la foi ni de notre destinée après la mort. Dans ce contexte, la nouvelle mission de l’Eglise doit favoriser la « dictature du relativisme » en organisant, sur fond d’autocélébrations vides, des rassemblements dits « festifs » au cours desquels une messe factice permettra de chanter la convivialité, l’entente, le partage.
On attend avec impatience le clap de fin d’une telle pseudo-Eglise.

* * * * NOUVEAU Samedi, 7 juillet 2018. Ce qui caractérise nombre de célébrations actuelles est le fait qu’elles ont perdu la dimension symbolique de la liturgie par laquelle sont signifiées les réalités de la foi. 
La dimension symbolique de la liturgie ne relève pas de choix purement subjectifs : elle nous est transmise par la Tradition dont la conservation garantit la fidélité à l’esprit originel du christianisme. 
La dimension symbolique naît d’un ensemble de gestes, d'objets, de dispositions, de manières de célébrer, de chants, de vêtements etc. dont la mise en œuvre selon un ordre déterminé est décrite dans les livres officiels, en particulier le Missel Romain. Comprendre la liturgie et la mettre en oeuvre avec fidélité et intelligence, c’est saisir par la pédagogie du symbolisme qu’elle est une oeuvre divine et non une oeuvre humaine ; c’est-à-dire qu’elle est une réalité qui nous dépasse et sur laquelle nous n’avons aucun pouvoir. Pour cette raison, prêtres et fidèles, s’ils veulent véritablement entrer dans le « Mystère de la Foi » proclamé après la consécration du pain et du vin, doivent respecter les normes liturgiques et non chercher à les manipuler, à les transformer, encore moins à les écarter. 


L’Epître aux Hébreux nous rappelle que le véritable Sanctuaire n’est pas un sanctuaire fait de main d’homme, et que nos sanctuaires terrestres, tout comme nos liturgies terrestres n’ont de sens que dans la mesure où ils constituent des figures du sanctuaire véritable et de la liturgie d’En-Haut (Cf. Vatican II, Const. sur la Liturgie). Or, justement, c’est le respect du symbolisme liturgique qui garantit la conformité de nos liturgies humaines avec la liturgie de la Jérusalem céleste. A partir du moment où le symbolisme n’est plus ni respecté ni mis en oeuvre, il se produit une « déconnexion » entre nos célébrations d’ici-bas et le Mystère qu’elles sont sensées signifier. Les célébrations se transforment alors en oeuvres purement humaines et horizontales, dans laquelle l'homme (c’est-à-dire le prêtre ou tel ou tel « animateur » ou « animatrice » liturgique) s’écoute parler au lieu de se taire et de laisser s’exprimer le mystère divin qui cherche à nous rejoindre par le biais de la symbolique liturgique. Au cours de telles célébrations, nous finissons par nous comporter comme les Hébreux qui dansaient autour du veau d’or qu’ils s’étaient eux-mêmes fabriqué.
Bien peu nombreux, par exemple, sont les prêtres qui respectent la symbolique pourtant extrêmement riche des cierges allumés sur l’autel. Jean Hani, dans « La Divine liturgie », rappelle que « des cierges allumés sur l’autel sont obligatoires pour célébrer la Divine liturgie, car le Christ est « La Lumière du monde ». [...] Mais cette signification des cierges en eux-mêmes se double d’une signification particulière qui résulte de leur nombre. Il faut sur l’autel six cierges, trois de chaque côté de la Croix. Or, il est à peu près certain, que ces six cierges devraient en vérité être sept, comme le prouvent, en particulier, la règle pour la messe épiscopale, qui impose sept cierges, et l’usage des Byzantins qui utilisent un vrai chandelier à sept branches. Ce luminaire est la version chrétienne du chandelier à sept branches des Hébreux, appelée menorah, qui était fait d’une branche centrale droite et six branches courbées en demi-cercles concentriques. [...] Comme l’Arche, la menorah avait été exécutée d'après un modèle céleste vu par Moïse sur la montagne (Nomb. 8, 4 ; cf. Ex. 25, 34 ; 37, 20-23 ; Lev. 24, 2-4 ; 6, 5-6). Si la menorah est passée au culte chrétien, c’est qu'elle appartient aussi au Nouveau Testament. Dans l’Apocalypse, en effet, le Christ apparaît entouré de sept chandeliers (Apoc. 2, 1), et cette apparition ressemble étrangement à celle qu’aperçut le prophète Zacharie (Zach. 3, 9). » Jean Hani ajoute qu’ « il est facile dès lors de comprendre la haute signification du luminaire sur l’autel. Les sept lumières (le plus souvent ramenées à six, la septième se confondant avec le Crucifix central) rappellent les sept lumières spirituelles devant le trône céleste du Christ ; elles représentent le monde total et, plus exactement, le monde transfiguré par la présence divine du Christ, dont les sept puissances sont en action en lui. Ce monde restitué en sa pureté n’existe aujourd’hui que dans l’enceinte du sanctuaire et grâce à la divine opération de la messe : ce monde spiritualisé que désignent à nos regards les lampes, c’est finalement l’Eglise et le Corps mystique, l’Eglise avec ses sept sacrements, issus de l’autel, la pierre aux sept yeux illuminant les fidèles et les unissant pour en faire le Corps mystique, qui est déjà « la nouvelle terre et les nouveaux cieux » [...].» 
Hélas, aujourd’hui, dans la plupart de nos églises, ce magnifique symbolisme qui dans le même mouvement nous ramène aux origines de notre foi tout en nous indiquant le but ultime où elle nous conduit, n’est ni compris ni respecté. Très souvent, le nombre de cierges présents sur l'autel (quand il y a en a !) est aléatoire et dépend des goûts subjectifs du prêtre ou de la sacristine bien plus que des normes léguées par la Tradition. La plupart du temps, les cierges sont remplacés par des bougies disposées sur l’autel de manière dissymétrique - comme sur une table de salon - et leur forme est bien souvent assez peu adaptée à un usage liturgique (songeons au fameux gros cierge coloré type « CCFD » tant prisé dans certains milieux paroissiaux...). 
Quant à la croix d’autel, elle est bien souvent invisible (toute petite croix posée à plat sur l’autel) quand elle n’est pas tout simplement absente. Dans tout les cas on a une incompréhension profonde de la symbolique rituelle qui conduit à un appauvrissement considérable de la liturgie. Il en est de même de l’orientation de la célébration dont la signification, d’une immense richesse théologique et mystique, est presque universellement incomprise - et ce jusqu'au sommet de la Hiérarchie - malgré les récents et salutaires rappels du cardinal Sarah et le témoignage unanime de toute la Tradition de l’Eglise tant orientale qu’occidentale. 
En conclusion, on ne redira jamais assez que le prêtre ou le laïc qui déforme, voire supprime arbitrairement tel ou tel symbole rituel prescrit par les normes liturgiques, commet un véritable sacrilège puisqu’il abîme cette « réalité totale et englobante » qu’est la liturgie. De plus, il commet une injustice grave puisqu’il prive ainsi les fidèles d’une liturgie véritablement nourrissante pour leur vie spirituelle.
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Jeu 12 Juil - 18:24

* * * * NOUVEAU Jeudi, 12 juillet 2018. Le pape François fait souvent mention de l’Esprit Saint : « Demandons-nous aujourd’hui : sommes-nous ouverts aux “surprises de Dieu” ? Ou bien nous fermons-nous, avec peur, à la nouveauté de l’Esprit Saint ? » disait-il lor d’une messe de la Pentecôte.
Cette continuelle référence à l’Esprit Saint pour forcer les fidèles à accepter toutes les nouveautés, toutes les expériences, toutes les orientations conduit à poser deux questions :
1. Peut-on “instrumentaliser” l’Esprit Saint en le séparant des deux autres Personnes de la Sainte Trinité ? Non. L’Esprit Saint conduit à saisir toujours mieux les enseignements du Christ par lesquels nous est révélé le vrai visage de Dieu. L’Esprit Saint n’est donc pas un “électron libre” au sein de la Trinité.
2. Les désaccords entre évêques sur des points doctrinaux, le manque de clarté des actuels textes magistériels, les célébrations liturgiques régulièrement caviardées par des prêtres - et souvent même par des évêques ! - peuvent-ils être des fruits de l’Esprit Saint ? Non. L’Esprit Saint n’est pas celui qui sème l’anarchie ; il est celui qui protège l’Eglise et la conserve dans l’unité voulue par le Christ lui-même.
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Jeu 13 Sep - 20:32

Lu sur le site Proliturgia ce jour :


Citation :
NOUVEAU Jeudi, 13 septembre 2018. Une nouvelle bombe risque d’éclater très prochainement au Vatican.
D’après le site internet « Die freie Welt », le quotidien italien « Il Fatto Quotidiano » aurait annoncé cette semaine être en possession d’une liste des noms de tous les membres du lobbie homosexuel au Vatican. 


Cette liste serait le résultat d’un travail de recherche entrepris par une commission voulue par Benoît XVI afin de pouvoir enquêter au cas où surgirait une affaire délicate au Vatican. La commission était composée de Julian Herranz, Jozsef Tomko et Salvatore De Giorgi. 
Le dossier concernant les noms des collaborateurs homosexuels travaillant au Vatican avait été transmis à cette commission à la veille du retrait de Benoît XVI. Il est intéressant de noter que cette liste « gay » ne comporte pas seulement les noms des personnes concernées, mais contient également des preuves de ce qu’elle avance. D’après « Il Fatto Quotidiano », elle cite les noms de prélats aussi bien que de laïcs. Le quotidien annonce qu’il publiera la liste jour après jour, par petites touches. D’autre part, le même quotidien annonce un scandale qui touchera sous peu le Cardinal Kevin Farrell (USA), nommé par François au poste de Préfet du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie.
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Ven 14 Sep - 21:11

Lu sur le site Proliturgia ce jour Vendredi 14 septembre 2018 :


Citation :
* * * * NOUVEAU Vendredi, 14 septembre 2018.

 
Nouveau seisme au Vatican : le dossier de 300 pages contenant les noms des membres du « lobby gay » a été présenté aux médias. Parmi les noms figurent ceux des activistes qui auraient poussé Benoît XVI a la démission en 2013. 


Le journal italien « Il Fatto Quotidiano » certifie avoir pris connaissance du dossier qui fait état de façon très précise de la corruption morale et matérielle d’une partie du clergé. Sont donnés des noms, des prénoms et des circonstances. Parmi les clercs cités se trouvent ceux qui ont favorisé d’importantes carrières au sein de l’Eglise, pour eux-mêmes ou pour leurs amis. 
Un cas parmi d’autres est celui de Mgr Kevin Farrell, évêque auxiliaire de Washington. Son dossier était déposé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi alors dirigée par le Cardinal Müller. Mais ce dernier pouvait-il faire quelque chose sachant que Mgr Farrell avait été nommé par le pape François en personne pour diriger le Dicastère de la Famille ?
La soudaine démission du pape Benoît XVI en 2013 serait liée à ce dossier de 300 pages. Certains médias ont rapporté, en effet, que Benoît XVI avait choisi de démissionner le jour même où il avait reçu le dossier, lequel était le fruit d’une enquête sur la corruption et les malversations cléricales commandée par le Saint-Père et menée par NN. SS. Julián Herranz, Jozef Tomko et Salvatore De Giorgi. « L’enquête des trois cardinaux Herranz-Tomko-De Giorgi était jusqu’à présent restée secrète », écrit Fagnani dans « Il fatto Quotidiano ». « Cependant, un groupe de personnes avait eu l’occasion de la lire, et ce avant le Conclave, pour donner un coup de main au Saint-Esprit qui emmènerait alors Bergoglio sur le trône papal. » 
Beaucoup pensent aujourd’hui qu’avec le pape François, la situation s’est encore aggravée. En 2017, le vaticaniste Edouard Pentin rapportait que selon un haut responsable de la curie, « l’étendue de la pratique homosexuelle au Vatican n’a jamais atteint de tels sommets », malgré les efforts entrepris par Benoît XVI pour éliminer les déviances au sein de la curie.
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MessageSujet: Re: Le site Proliturgia.org et Ses rubriques intéressantes à relayer.   Mar 25 Sep - 12:36





Après ce week-end qui aura été celui du 30e anniversaire de « Pro Liturgia », M Denis Crouan nous promet un compte-rendu complet de ces deux journées "spéciales Liturgie" qui sera publié ultérieurement.

En attendant, il nous offre une belle méditation de six pages sur sa spécialité :


* * * * Lundi, 24 septembre 2018. La liturgie doit être une priorité. Communication du Président Denis Crouan à l’Assemblée Générale de Villars : CLIQUER ICI

ou ici : https://www.proliturgia.org/actua_files/cliquer-ici.pdf
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