Forum Catholique LE MONASTÈRE INTÉRIEUR.

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 Cardinal Gerhard Müller

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Philippe
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MessageSujet: Cardinal Gerhard Müller    Mer 25 Oct - 21:25






Alors que le secrétaire général de la conférence des évêques d’Italie, Mgr Nunzio Galantino – nommé à ce poste en 2014 par le pape François lui-même – vient de qualifier la Réforme de Luther d’« événement du Saint-Esprit », le cardinal Gerhard Müller, récemment débarqué de son poste de préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, vient de tenir sur la rupture protestante il y a 500 ans un langage beaucoup plus… catholique. Dans une tribune publiée ce mardi par La Nuova Bussola Quotidiana, répondant directement et ouvertement à cette assertion, le cardinal Müller a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une réforme, mais d’une révolution. Nous vous proposons ici notre traduction intégrale de cette réponse du cardinal Müller. – J.S.

La réponse du cardinal Müller à Mgr Nunzio Galantino sur la Réforme de Luther

Il y a une grande confusion aujourd’hui dans le discours sur Luther, et il faut dire clairement que du point de vue de la théologie dogmatique, du point de vue de la doctrine de l’Eglise, il n’y eut pas en réalité une réforme mais une révolution, c’est-à-dire un bouleversement total des fondements de la foi catholique. Il n’est pas réaliste de prétendre que son intention était de lutter contre certains abus relatifs aux indulgences, ou contre les péchés de l’Eglise de la Renaissance. Les abus et les mauvaises actions ont toujours existé dans l’Eglise, et pas seulement à la Renaissance, – il en existe même de nos jours. Nous sommes la Sainte Eglise par la grâce de Dieu et des sacrements, mais tous les hommes d’Eglise sont pécheurs, tous ont besoin de pardon, de la contrition et de la pénitence.

Cette distinction est très importante. Dans le livre écrit par Luther en 1520, De captivitate Babylonica ecclesiae, il semble tout à fait clair que Luther a tourné le dos à tous les principes de la foi catholique, de l’Ecriture Sainte, de la Tradition apostolique et du magistère du Pape et des Conciles, et de l’épiscopat. En ce sens, il a travesti le concept de développement homogène de la doctrine chrétienne, tel qu’on l’a explicité au Moyen Age, en venant jusqu’à nier le sacrement, signe efficace de la grâce qui s’y trouve ; il a remplacé cette efficacité objective des sacrements par une foi subjective. Ce faisant, Luther a aboli cinq sacrements, et il a aussi nié l’Eucharistie : le caractère sacrificiel du sacrement de l’Eucharistie, et la transformation réelle de la substance du pain et du vin en la substance du corps et du sang de Jésus-Christ. Et encore : il a qualifié le sacrement de l’ordre épiscopal, le sacrement de l’ordre, d’invention du pape – défini comme l’Antichrist – et comme ne faisant pas partie de l’Eglise de Jésus-Christ. Nous disons au contraire que la hiérarchie sacramentelle, en communion avec le successeur de Pierre, est un élément essentiel de l’Eglise catholique, et pas seulement un principe d’organisation humaine.

C’est pourquoi nous ne pouvons pas accepter que la réforme de Luther soit définie comme une réforme de l’Eglise au sens catholique. Est catholique une réforme qui est un renouvellement de la foi vécue dans la grâce, dans le renouvellement des coutumes, de l’éthique : un renouvellement spirituel et moral des chrétiens ; pas une nouvelle fondation, une nouvelle Eglise.

Il est donc inacceptable d’affirmer que la réforme de Luther « était un événement du Saint-Esprit »


Il est donc inacceptable d’affirmer que la réforme de Luther « était un événement du Saint-Esprit ». Au contraire, elle était dirigée contre le Saint-Esprit. Parce que le Saint-Esprit aide l’Eglise à maintenir sa continuité à travers le magistère de l’Eglise, surtout dans le ministère pétrinien : c’est sur Pierre seul que Jésus a fondé son Eglise (Mt 16,18), son Eglise qui est « l’Eglise du Dieu vivant, la Colonne et le soutien de la vérité » (1 Tim 3:15). Le Saint-Esprit ne se contredit pas lui-même.
 
On entend beaucoup de voix qui parlent de Luther avec trop d’enthousiasme, sans connaître exactement sa théologie, ses polémiques et les effets désastreux de ce mouvement qui a séparé des millions de chrétiens de l’Eglise catholique. Nous pouvons apprécier sa bonne volonté, l’explication claire des mystères de la foi commune, mais pas ses déclarations contre la foi catholique, surtout en ce qui concerne les sacrements et la structure hiérarchique-apostolique de l’Eglise.
 
Il n’est pas non plus exact d’affirmer que Luther avait au départ de bonnes intentions, en signifiant ainsi que c’était donc l’attitude rigide de l’Eglise qui l’avait poussé sur le mauvais chemin. Ce n’est pas vrai : Luther avait certes la volonté de lutter contre la vente des indulgences, mais la cible n’était pas les indulgences en tant que telles, mais en tant qu’élément du sacrement de pénitence.
 
Il n’est davantage exact que l’Eglise a refusé le dialogue : Luther a d’abord eu une discussion avec Johannes Eck, puis le pape a envoyé cardinal Cajetan comme légat pour dialoguer avec lui. On peut discuter des modalités, mais en ce qui concerne la substance de la doctrine, il faut affirmer que l’autorité de l’Eglise n’a pas commis d’erreur. Sans quoi, il faudrait soutenir que l’Eglise a enseigné pendant mille ans des erreurs par rapport à la foi, alors que nous savons – et il s’agit là d’un élément essentiel de la doctrine – que l’Eglise ne peut pas se tromper sur la transmission du salut dans les sacrements.
 

Pas une réforme, une révolution !



Il ne faut pas confondre les erreurs personnelles, les péchés des personnes dans l’Eglise avec des erreurs quant à la doctrine et aux sacrements. Celui qui fait cela croit que l’Eglise n’est qu’une organisation composée d’hommes, et nie le principe selon lequel Jésus lui-même a fondé son Eglise et qu’Il la protège dans la transmission de la foi et de la grâce dans les sacrements par le Saint-Esprit. Son Eglise n’est pas seulement une organisation humaine : elle est le corps du Christ, où se trouve l’infaillibilité du Concile et du pape, selon des modalités précisément définies. Tous les conciles parlent de l’infaillibilité du magistère par rapport à la proposition de la foi catholique. Dans la confusion actuelle qui touche un si grand nombre on en est arrivé à mettre la réalité sens dessus dessous : ils considèrent le pape comme infaillible lorsqu’il parle en privé, mais quand les papes de toute l’histoire ont proposé la foi catholique, ils disent que cela est faillible.
 
Bien sûr, cinq cents ans ont passé, et l’heure n’est plus à la polémique mais à la recherche de la réconciliation – non, cependant, au prix de la vérité. Il ne faut pas faire de confusion. Si d’une part nous devons savoir saisir l’efficacité de l’Esprit Saint dans ces autres chrétiens non catholiques qui sont de bonne volonté, qui n’ont pas commis personnellement ce péché de séparation d’avec l’Eglise, de l’autre, nous ne pouvons pas changer l’histoire, ce qui est arrivé il y a cinq cents ans. Une chose est le désir d’avoir de bonnes relations avec les chrétiens non-catholiques d’aujourd’hui, afin de se rapprocher d’une pleine communion avec la hiérarchie catholique, et aussi avec l’acceptation de la tradition apostolique selon la doctrine catholique, autre chose est de ne pas comprendre ou de falsifier ce qui s’est passé il y a cinq cents ans, et l’effet désastreux que cela a eu. Un effet contraire à la volonté de Dieu : « Pour que tous ils soient un, comme vous, mon Père, vous êtes en moi, et moi en vous, pour que, eux aussi, ils soient un en nous, afin que le monde croie que vous m’avez envoyé » (Jn 17:21).


Traduction par
 Jeanne Smits

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Philippe
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MessageSujet: Cardinal Müller   Dim 29 Oct - 11:32

http://www.ncregister.com/blog/edward-pentin/cardinal-mueller-luther-had-disastrous-effect-on-the-church


Le cardinal Müller: Luther a eu un effet désastreux sur l'Eglise

L'ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi reproche à certains catholiques d'être trop enthousiastes à l'égard de Luther dont la «révolution» était «contre le Saint-Esprit».
Edward Pentin

Dans la première d'une série de chroniques régulières pour un journal catholique italien, le cardinal Gerhard Müller a déclaré que la réforme de Martin Luther n'était «pas un événement du Saint-Esprit» mais plutôt une «révolution» car elle changeait totalement les fondements de la foi catholique. "
L' ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi écrit à La Nuova Bussola Quotidiana, basée à Milan, qu'il y a "une grande confusion" dans les discussions d'aujourd'hui sur Luther qui, dit-il, "a aboli cinq sacrements et aussi refusé l'Eucharistie. "
Le mouvement qu'il a commencé a eu un «effet désastreux» sur l'Eglise, a-t-il dit, et a déploré que certains catholiques aujourd'hui soient enthousiastes à son sujet.
Les commentaires du cardinal surviennent alors que les communautés ecclésiales protestantes se préparent à commémorer 500 ans depuis que Luther, un frère augustin, a publié sa thèse 95 sur l'église du château à Wittenberg, Allemagne, le 31 octobre 1517, précipitant le schisme protestant de l'Église catholique.  
Mais le cardinal répond principalement aux remarques de Mgr. Nunzio Galantino, secrétaire général de la conférence des évêques italiens.
La semaine dernière, le numéro deux de la conférence épiscopale a déclaré à l'Université pontificale du Latran à Rome que la Réforme Luther était un "événement du Saint-Esprit", ajoutant: "La Réforme correspond à la vérité exprimée dans le dicton Ecclesia sempre reformanda. '"
Le cardinal Müller a cependant déclaré que la Réforme protestante n'était pas une «réforme» mais un «changement total des fondements de la foi catholique» et que les catholiques d'aujourd'hui discutaient souvent avec trop d'enthousiasme de Martin Luther, principalement par ignorance de la théologie.
Il a rappelé aux lecteurs que Luther appelait le sacrement des Saints Ordres "une invention du Pape - qu'il appelait l'Antéchrist - et non une partie de l'Eglise de Jésus-Christ".
"C'est pourquoi nous ne pouvons pas accepter que la réforme de Luther soit appelée une réforme de l'Église dans un sens catholique", a-t-il dit. "La réforme catholique est un renouvellement de la foi vécue dans la grâce, dans le renouvellement des coutumes, de l'éthique, un renouveau spirituel et moral des chrétiens; pas une nouvelle fondation, pas une nouvelle église. "
Le cardinal a déclaré qu'il était "inacceptable" d'affirmer que la réforme de Luther "était un événement du Saint-Esprit". Au contraire, il a dit: "c'était contre le Saint-Esprit, parce que le Saint-Esprit aide l'Eglise à maintenir sa à travers le magistère de l'Église, surtout au service du ministère pétrinien.
Le Saint-Esprit, a-t-il souligné, "ne se contredit pas".
Il est allé dire que la polémique et la théologie de Luther ont eu un «effet désastreux» sur l'Église qui «a détruit l'unité de millions». Il a également dit qu'il était incorrect de dire que Luther "avait d'abord de bonnes intentions" ou que l'Eglise a refusé de dialoguer avec lui.
Le cardinal a dit que l'Eglise ne peut pas commettre d'erreur dans la transmission du salut dans les sacrements, même si les membres de l'Eglise pèchent et commettent des erreurs personnelles. Mais au milieu de la «confusion d'aujourd'hui», il a dit que beaucoup de gens ont mal compris, surtout quand il s'agit de leur idée de la papauté.
"Ils croient que le pape est infaillible quand il parle en privé", a-t-il dit, "mais quand les papes ont exposé la foi catholique à travers l'histoire, ils disent qu'elle est faillible".
Il a ajouté que "c'est une chose de vouloir avoir de bonnes relations avec les chrétiens non-catholiques aujourd'hui" mais "c'est une toute autre chose de mal comprendre ou de falsifier ce qui s'est passé il y a 500 ans et son effet désastreux".
C'était un effet, disait-il, "contraire à la volonté de Dieu" qui souhaite que "tous soient un".

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