Forum Catholique LE MONASTÈRE INTÉRIEUR.

Forum Catholique LE MONASTÈRE INTÉRIEUR.

Sous le regard des trois Blancheurs, suivre Jésus et Marie fut-ce au milieu des pires tempêtes, mais dans la paix, la joie et l'amour.
 
ajouter des sujajouter des suj  AccueilAccueil  PublicationsPublications  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 

 


Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» Dimanche de la Septuagésime
par ami de la Miséricorde Aujourd'hui à 8:22

» Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon
par ami de la Miséricorde Aujourd'hui à 8:15

» Le chapelet à la Grotte de Lourdes.
par Françoise Hier à 20:36

» 16 février Sainte Julienne de Nicomédie
par ami de la Miséricorde Hier à 6:57

» 16 février Saint Pamphile de Césarée
par ami de la Miséricorde Hier à 6:49

» Le secret de l'âme par Sainte Faustine
par ami de la Miséricorde Hier à 6:27

» meutre du Père Popieluszko
par violaine Ven 15 Fév - 22:13

» Abbé Guy Pagès.
par Philippe Ven 15 Fév - 9:45

» 15 Février Saint Claude la Colombière
par ami de la Miséricorde Jeu 14 Fév - 22:21

» 15 février Bienheureux Michel Sopocko
par ami de la Miséricorde Jeu 14 Fév - 22:15

» Edson Glauber (Itapiranga-Brésil)
par Philippe Jeu 14 Fév - 15:06

» 14 février Saints Cyrille et Méthode
par ami de la Miséricorde Mer 13 Fév - 22:03

» 14 février Saint Valentin de Terni
par ami de la Miséricorde Mer 13 Fév - 21:55

» 13 février Bienheureux Jourdain de Saxe
par ami de la Miséricorde Mar 12 Fév - 22:02

» Profanation
par violaine Mar 12 Fév - 21:37

» Vivre d'amour chanté par les Carmélites de France.
par Françoise Mar 12 Fév - 20:47

» Cardinal Sarah
par Françoise Mar 12 Fév - 17:20

» Du blog de Jeanne Smits...
par Françoise Mar 12 Fév - 15:08

» Notre volonté et celle du Père.
par Philippe Mar 12 Fév - 13:43

» Anima christi (Marco Frisina)
par Françoise Mar 12 Fév - 7:09

» Vassula
par Philippe Mar 12 Fév - 6:57

» 12 février Saint Saturnin d'Abitène et ses compagnons
par ami de la Miséricorde Lun 11 Fév - 22:49

» 12 février Sainte Eulalie de Barcelone
par ami de la Miséricorde Lun 11 Fév - 22:36

» Du 3 au 11 février 2019 : Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes
par Françoise Lun 11 Fév - 20:33

» 11 février Vénérable Francesco Convertini
par ami de la Miséricorde Dim 10 Fév - 22:27

» 11 Février Saint Pierre de Jésus Maldonado Lucero
par ami de la Miséricorde Dim 10 Fév - 22:22

» 11 février Notre-Dame de Lourdes
par ami de la Miséricorde Dim 10 Fév - 22:13

» 10 février Saint Guillaume de Malavalle
par ami de la Miséricorde Dim 10 Fév - 7:48

» « Manifeste pour la foi » du cardinal Müller.
par Philippe Dim 10 Fév - 7:43

» 10 février Bienheureux Arnaud Cataneo (de Padoue)
par ami de la Miséricorde Dim 10 Fév - 7:37

» 10 février Sainte Scholastique
par ami de la Miséricorde Dim 10 Fév - 7:25

» 9 février Saint Maron
par ami de la Miséricorde Sam 9 Fév - 0:29

» 9 février : Sainte Apolline d'Alexandrie
par ami de la Miséricorde Sam 9 Fév - 0:20

» 9 février Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich
par ami de la Miséricorde Sam 9 Fév - 0:14

» Roberto de Mattei rejette le principe de "fraternité"
par Philippe Ven 8 Fév - 10:06


Partagez | 
 

 Du blog de Jeanne Smits...

Aller en bas 
AuteurMessage
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Du blog de Jeanne Smits...    Jeu 7 Sep - 7:31

... cette triste nouvelle.

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2017/09/le-cardinal-caffarra-est-mort-ce-matin.html

Que le Cardinal CAFFARA repose en paix, que Dieu l'accueille auprès de Lui en tant que serviteur fidèle à sa Parole, qu'il soit un ardent intercesseur pour notre Eglise en ces temps de grandes tribulations.
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Ven 15 Sep - 8:04

Dubia : La mort du Cal CAFFARA et la mission qu'il laisse aux catholiques.


http://reinformation.tv/dubia-mort-cardinal-caffarra-mission-catholiques-smits-74414-2/
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Mer 14 Fév - 8:44

... Du blog de Jeanne Smits. Que pensez-vous de cela ? ... cela se passe au Canada. silent

http://reinformation.tv/lauren-vierge-enceinte-canada-smits-80724-2/

[size=36]Lauren, 29 ans, une jeune « vierge » enceinte au Canada[/size]
12 février 2018 11 h 30 min·

 
Elle est d’une famille très « religieuse » du Manitoba, elle apprécie sa propre compagnie et elle est « mal à l’aise » pour embrasser. Lauren, 29 ans, a décidé d’avoir un enfant toute seule et après s’être fait inséminer, attend la naissance de son premier bébé au mois de juin. Elle n’est sans doute pas la première femme dans cette situation, à avoir conçu un enfant sans avoir de relations sexuelles avec un homme. Depuis que la fécondation artificielle s’est ouverte – dans certains pays – aux célibataires et aux lesbiennes, il est somme tout assez facile de contourner la nature. Reste le traitement médiatique de son histoire : cette jeune femme du Canada est présentée comme une « vierge mère ».
 
Lauren souffre d’un désordre hormonal, l’hypopituitarisme qui consiste en l’hypoactivité de l’hypophyse et qui a provoqué chez elle un retard de la puberté, l’exposant aux moqueries de ses camarades et la rendant mal à l’aise sur le plan social.
 
Sortir avec un homme ? Cela lui a toujours semblé sans intérêt aucun. Elle a bien essayé mais préfère se focaliser sur sa propre personne. Les quelques baisers qu’elle a échangés avec des hommes l’ont laissée « mal à l’aise » et peu sûre d’elle : elle n’a aucune envie de revivre l’expérience.
 

La « vierge » enceinte du Canada est aux antipodes de la pureté virginale
 
Lauren savait d’emblée qu’elle aurait des difficultés pour concevoir naturellement du fait de son insuffisance hormonale. Son médecin, quoique très opposé à l’idée de l’aider à tomber enceinte, a pourtant fini par la diriger vers une clinique de fertilité pour obtenir une fécondation in vitro à coups de dizaines de milliers de dollars.
 
Ayant trouvé un donneur de sperme – à défaut d’avoir un amoureux et encore moins un mari – Lauren a pu obtenir une grossesse sur commande et espère maintenant échapper à la pression du « marché des rencontres » grâce à son bébé. Qui naîtra sans père, ou plutôt sans avoir moyen de le connaître et de grandir avec lui.
 
Sa démarche égoïste a été dénoncée par sa famille, ses proches et ses médecins. Lauren n’en a que faire : elle a décidé de fabriquer son enfant pour des raisons qui sont à l’opposé des motivations religieuses, comme elle l’a elle-même indiqué : « Si vous êtes en train de me dire que je ne peux pas faire cela, eh bien je vais le faire quand même. »
 

Lauren a fait un enfant toute seule
 
Est-elle vraiment « vierge » ? C’est toute la question. En rejetant la manière naturelle, et conforme à la dignité personnelle de l’être humain, de concevoir un enfant, Lauren n’a pas pour autant échappé à la nature même si c’est la technique qui a remplacé l’amour humain, par son propre vouloir. Ce faisant elle s’est arrogé un pouvoir qui n’appartient pas à l’être humain.
 
Il est difficile de ne pas voir dans de telles aberrations une singerie de la conception et de la naissance virginale du Christ – même si en l’occurrence, la jeune femme a bien subi une forme de violation de son intimité et que la naissance de son enfant ne la laissera pas intacte… Mais comment ne pas deviner le rire démoniaque qui accompagne cette folie ?
 

Jeanne Smits
Revenir en haut Aller en bas
Philippe
consacré
consacré
Philippe

Messages : 949
Date d'inscription : 03/08/2010
Age : 70
Localisation : Maisons Laffitte

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Mer 14 Fév - 20:16

Le sperme n'est pas un produit chimique comme l'huile d'olive ou même la bile ou la salive ; c'est comme un sacrement de communion sponsal. Même si elle ne le sait pas ou plutôt ne veut pas le savoir, elle ne fait plus qu'une seule chair avec un bonhomme.

====================================================================================
Revenir en haut Aller en bas
http://www.monastere.biz
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Jeu 15 Mar - 6:57

La photo de la lettre de Benoit XVI sur la théologie du pape François, volontairement manipulée, selon l'Associated Press.
 
Du blog de Jeanne Smits (mince, encore une femme qui dénonce !) qui semble rétablir la Vérité !

Cliquez, lisez vous-même afin d'en tirer vos conclusions !

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2018/03/la-photo-de-la-lettre-de-benoit-xvi-sur.html

14 mars, 2018


La photo de la lettre de Benoît XVI sur la théologie du pape François volontairement manipulée, selon l'Associated Press




Le Vatican vient de reconnaître que la photo de la lettre de Benoît XVI à Mgr Vigano sur les « onze petits volumes » exposant la théologie et la philosophie du pape François a été délibérément manipulée de manière à rendre illisibles les deux dernières lignes de la première page.


Ce sont précisément les lignes où le pape émérite précise qu'il n'a pas lu les « petits volumes » en question et qu'il ne leur consacrera pas de note théologique, n'ayant nullement l'intention de les lire « dans un avenir proche ».


Dans la partie visible, Benoît XVI écrit : « J’applaudis à cette initiative visant à s’opposer et réagir contre le préjugé » stupide en vertu duquel le pape François ne serait qu’un homme pratique dénué de toute formation théologique ou philosophique tandis que je ne serais moi-même qu’un théoricien de la théologie qui n’aurait pas compris grand-chose de la vie concrète d’un chrétien d’aujourd’hui. » (traduction : diakonos.be). Et il parle d'une « continuité intérieure » (?) entre leurs pontificats.


L'Associated Press a obtenu de la salle de presse du Vatican l'aveu sur le brouillage des deux dernières lignes de la première page : « Le Vatican n'a pas expliqué pourquoi il avait flouté les lignes, si ce n'est pour dire qu'il n'avait jamais eu l'intention de publier l'ensemble de la lettre. En effet, la totalité de la seconde page est recouverte sur la photo par une pile de livres, laissant visible seulement la minuscule signature de Benoît, pour prouver son authenticité. »


« Le contenu manquant altérait significativement le sens des citations que le Vatican a choisi de mettre en exergue, et qui ont été largement reprises par les médias. Les citations laissaient entendre que Benoît avait lu le volume, qu'il était en accord avec lui et qu'il lui donnait son entière approbation après l'avoir évalué. La falsification de la photo est significative parce que les médias d'informations comptent sur les photographes du Vatican pour les images du pape lors d'événements fermés aux médias indépendants », poursuit l'Associated Press.


Celle-ci signale cependant que qu'une partie de la lettre été lue par Mgr Vigano lors de la présentation « du volume », y compris les lignes floutées mais pas la totalité. « Le Vatican n'a pas répondu à une demande de voir le texte complet », précise l'AP.


L'agence rappelle que la plupart des médias indépendants respectent des normes strictes qui prohibent la manipulation digitale de photos. « Aucun élément ne doit être numériquement ajouté ou retiré sur une photo », précisent les normes de l'AP.


Le titre de la photo mise en ligne par le Vatican comporte le mot « cropped », qui veut dire « rogné » mais aussi « tronqué ».


On lira avec profit le commentaire d'Yves Daoudal sur la lettre et ses parties occultées.
© leblogdejeannesmits


****

On peut lire le commentaire d'Yves Daoudal et les commentaires qui suivent sur le lien :

http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2018/03/14/nul-et-non-avenu-6034160.html


Fin de l'info.
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Lun 19 Mar - 6:31

Bonjour,

Bonne saint Joseph à tous.

Du blog de Jeanne Smits, on reçoit ce complément d'info ce matin. En partage :

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/

Que le bon saint Joseph, si discret, si intérieur, nous aide dans la confusion ambiante et grandissante. Nous aspirons à vivre dans un monde de Vérité. 


Prions :
Saint Joseph, protecteur de l'Eglise universelle, regardez avec bienveillance le Pape, les évêques, les prêtres, les religieux et tous les croyants et priez pour leur sanctification. L'Eglise est née du sang de Jésus, votre fils d'adoption. Nous vous confions nos supplications pour son expansion, sa liberté et sa fidélité. Défendez-la de l'erreur, du mal et des forces de l'enfer comme au jour où vous avez sauvé la vie de Jésus des mains d'Hérode. Qu le désir de Jésus se réalise, qu'il n'y ait qu'un seul troupeau et un seul pasteur.  Saint JOSEPH, priez pour nous.
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Dim 25 Mar - 7:31

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2018/03/arnaud-beltrame-le-temoignage-dun.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+blogspot/jeannesmits+(Le+blog+de+Jeanne+Smits)

24 mars, 2018


Arnaud Beltrame : le témoignage d'un chanoine de l'abbaye de Lagrasse






C'est très volontiers et avec émotion que je publie ici, avec l'autorisation des Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu, le texte que vient de rédiger le religieux qui connaissait bien Arnaud Beltrame et sa fiancée, et qui a pu lui apporter le sacrement des malades, avant son décès ce samedi 24 mars.



ARNAUD BELTRAME :



UN OFFICIER CHRÉTIEN HÉROÏQUE QUI A DONNÉ SA VIE POUR EN SAUVER D'AUTRES. 


Témoignage d'un chanoine de l'abbaye de Lagrasse (Aude), le jour de sa mort, 24 mars 2018.


    C'est au hasard d'une rencontre lors d'une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m'ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d'intention d'Arnaud m'est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

    Ce jeune couple venait régulièrement à l'abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, ND de Cana. Ils faisaient partie de l'équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.

    Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. Il reçoit la première communion et la confirmation après 2 ans de catéchuménat, en 2010.

    Après un pèlerinage à Sainte-Anne-d'Auray en 2015, où il demande à la Vierge Marie de rencontrer la femme de sa vie, il se lie avec Marielle, dont la foi est profonde et discrète. Les fiançailles sont célébrées à l'abbaye bretonne de Timadeuc à Pâques 2016.

    Passionné par la gendarmerie, il nourrit depuis toujours une passion pour la France, sa grandeur, son histoire, ses racines chrétiennes qu'il a redécouvertes avec sa conversion.

    En se livrant à la place d'otages, il est probablement animé avec passion de son héroïsme d'officier, car pour lui, être gendarme voulait dire protéger. Mais il sait le risque inouï qu'il prend.

    Il sait aussi la promesse de mariage religieux qu'il a faite à Marielle qui est déjà civilement son épouse et qu'il aime tendrement, j'en suis témoin. Alors ? Avait-il le droit de prendre un tel risque ? Il me semble que seule sa foi peut expliquer la folie de ce sacrifice qui fait aujourd'hui l'admiration de tous. Il savait comme nous l'a dit Jésus, qu'« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 13). Il savait que, si sa vie commençait d'appartenir à Marielle, elle était aussi à Dieu, à la France, à ses frères en danger de mort. Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain.

    J'ai pu le rejoindre à l'hôpital de Carcassonne vers 21h hier soir. Les gendarmes et les médecins ou infirmières m'ont ouvert le chemin avec une délicatesse remarquable. Il était vivant mais inconscient. J'ai pu lui donner le sacrement des malades et la bénédiction apostolique à l'article de la mort.
Marielle alternait ces belles formules liturgiques.

    Nous étions le vendredi de la Passion, juste avant l'ouverture de la Semaine Sainte. Je venais de prier l'office de none et le chemin de croix à son intention. Je demande au personnel soignant s'il peut avoir une médaille mariale, celle de la rue du Bac de Paris, près de lui. Compréhensive et professionnelle, une infirmière, la fixe à son épaule.

   Je n'ai pas pu le marier comme l'a dit maladroitement un article, car il était inconscient.

   Arnaud n'aura jamais d'enfants charnels. Mais son héroïsme saisissant va susciter, je le crois, de nombreux imitateurs, prêts à au don d'eux-mêmes pour la France et sa joie chrétienne.


****


Merci pour ce  bel hommage et belle fête des Rameaux.
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Lun 9 Avr - 15:22

... Du blog de Jeanne Smits : "Eglise catholique", où vas-tu ?


http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/


07 avril, 2018



Déclaration finale du colloque “Église catholique, où vas-tu ?”, Rome, le 7 avril 2018





"C’est pourquoi, nous témoignons et confessons…"




Déclaration finale du colloque “Eglise catholique, où vas-tu ?”, Rome, le 7 avril 2018




En raison des interprétations contradictoires de l’exhortation apostolique Amoris lætitia, la confusion et le désarroi vont croissant parmi les fidèles du monde entier.


La demande urgente d’environ un million de fidèles, de plus de 250 professeurs et aussi de cardinaux d’une réponse clarificatrice du Saint-Père à ce sujet n’a toujours pas été entendue.


Devant le grave danger que cela cause à la foi et à l’unité de l’Église, nous, baptisés et confirmés, membres du Peuple de Dieu, nous sommes appelés à réaffirmer notre foi catholique.


Le Concile Vatican II nous autorise et nous encourage à le faire, lui qui, dans Lumen gentium, n. 33, déclare : « Ainsi, tout laïc, en vertu des dons qui lui ont été faits, constitue un témoin et en même temps un instrument vivant de la mission de l’Église elle-même “à la mesure du don du Christ”(Ep 4, 7). »


Le bienheureux John Henry Newman nous y encourage aussi, lui qui, dans un écrit que l’on peut dire prophétique, Sur la consultation des fidèles en matière de doctrine, indiquait, déjà en 1859, l’importance du témoignage de la foi de la part des laïcs.


C’est pourquoi, nous témoignons et confessons selon l’authentique tradition de l’Eglise que: 


1) Le mariage ratifié et consommé entre deux baptisés ne peut être dissous que par la mort.


2) Ainsi, les chrétiens qui, unis par un mariage valide, s’unissent à une autre personne alors que leur conjoint est encore en vie, commettent le grave péché d’adultère.


3) Nous sommes convaincus qu’il existe des commandements moraux absolus, qui obligent toujours et sans exception.


4) Nous sommes également convaincus qu’aucun jugement subjectif de conscience ne peut rendre bonne et licite une action intrinsèquement mauvaise.


5) Nous sommes convaincus que le jugement sur la possibilité d’administrer ou non l’absolution sacramentelle ne repose pas sur la question de l'imputabilité du péché commis, mais sur le propos du pénitent d’abandonner un mode de vie contraire au commandement divin.


6) Nous sommes enfin convaincus que les divorcés « remariés » civilement, qui ne sont pas disposés à vivre dans la continence, se trouvant dans une situation objectivement opposée à la loi de Dieu et ne peuvent accéder à la communion eucharistique.


Notre Seigneur Jésus-Christ dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 8, 31-32).


Dans cette assurance, nous confessons notre foi devant le suprême pasteur et maître de l’Eglise en même temps que devant les évêques, et nous leur demandons de nous confirmer dans la foi.


***


Petit commentaire / La prophétie de Malachie se réalise sous nos yeux... Nous étions prévenus, mais n'empêche que cela en déconcerte plus d'un,  vu l'allure folle où cela va !
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Lun 9 Avr - 16:43

... A nouveau, lu sur le blog de Jeanne Smits :

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2018/04/colloque-ou-va-leglise-le-cardinal.html

07 avril, 2018


Colloque “Où va l'Eglise” : le cardinal Burke parle du devoir de désobéissance au pape



Le cardinal Raymond Burke au colloque du 7 avril (photo : Edward Pentin.)
Edward Pentin du New Catholic Register a donné les grandes lignes de la conférence prononcée par le cardinal Raymond Burke au colloque Où va l'Eglise qui se déroule aujourd'hui à Rome. C'est en tant que prince de l'Eglise que le cardinal a souligné ceci : «  L'autorité du pape dérive de l'obéissance au Christ. » Et il a évoqué un devoir de désobéissance à l'égard du pape si celui-ci n'agit  et n'enseigne pas conformément à la Révélation divine, à l'Ecriture sainte et à la Tradition. De telles expressions du pape doivent alors « être rejetées par les fidèles ».

Cette parole publique du cardinal Burke lors d'une journée placée sous le signe du cardinal Caffarra et où étaient également annoncés les cardinaux Brandmüller, Arinze et Zen, ainsi que Mgr Schneider, constitue sans doute la prise de position la plus nette qui ait eu lieu à ce jour à propos de la confusion qui règne actuellement dans l'Eglise, même s'il n'a pas explicitement nommé le pape François au cours de son allocution. Le contexte était pourtant parlant.

Au cours de sa conférence, intitulée « Les limites de l'autorité du pape dans la doctrine de l'Eglise », le cardinal Burke a mis l'accent sur le devoir des papes de sauvegarder et de promouvoir l'unité de l'Eglise, ajoutant que toute expression de la doctrine ou de la pratique par un pontife romain se doit d'être un « exercice authentique » du ministère pétrinien. Cette autorité, désignée par la plenitudo potestatis, n'est pas,  nonobstant son nom, un pouvoir « magique ; elle dérive de son obéissance au Seigneur. »

C'est en tant que canoniste et préfet émérite de la Signature apostolique que le cardinal s'est également exprimé, se référant aux enseignements du canonistes du XIIIe siècle, le cardinal Henri de Suse, dit Hostiensis et aux écrits du professeur britannique John A. Watt, sur ce qu'on appelle l'absoluta potestas du pape, un pouvoir absolu qui diffère de celui théorisé par Machiavel ou mise en pratique par des dictateurs totalitaires dans la mesure où il sert à « apporter un remède aux défauts » de la loi existante soit que celle-ci « ne soit pas observée », soit qu'elle se révèle « inadaptée à des circonstances particulières ».

Il ne s'agit en aucun cas d'une autorité s'exerçant sur le Magistère de l'Eglise, mais plutôt d'une « nécessité » de la gouvernance «  en pleine fidélité » à l'égard du Magistère de l'Eglise, ce qui oblige à n'en user qu'avec « grande prudence », comme d'un pouvoir ordonné à « la construction, et non la destruction ».

Cette absoluta potestas est donnée par le Christ lui-même,  a ajouté le cardinal, et par conséquent « ne peut être exercé qu'en obéissance au Christ ». Ainsi, un pape peut  décider d'une dispense à la loi, ou encore interpréter celle-ci, mais seulement de manière à aider la loi à remplir son « véritable objet, jamais pour la subvertir ».

Le cardinal Burke a alors souligné que tout acte d'un pape considéré comme « hérétique ou peccamineux », ou qui puisse « favoriser l'hérésie ou le péché, sape les fondements de la société et serait dès lors nul et non avenu ».

Il est bien admis, a expliqué le cardinal, que la plénitude du pouvoir donnée à un pape ne lui permet pas d'« agir contre la foi apostolique », mais qu'il s'agit d'un pouvoir dont il doit user « avec parcimonie, et avec la plus grande prudence ». Et de rappeler que selon Watt, la plenitudo potestatis est ordonnée au service des âmes et à l'unité de l'Eglise, et non pas aux intérêts personnels des individus. « Si le pape devait agir de cette manière sine causa (sans cause) ou de manière arbitraire, il mettrait son salut en péril », a insisté le cardinal Burke.

Ayant établi ces principes,  le cardinal a expliqué comment les abus de ce type de pouvoir peuvent être corrigés. Déjà, Hostiensis avait expliqué que le pape doit être « averti de l'erreur de ses actions, y compris publiquement », et que le collège des cardinaux « doit servir de frein de facto par rapport à l'erreur du pape. » Mais il ne s'agit pas d'un « jugement contraignant » selon Hostiensis. Il soutenait plutôt que si, selon sa conscience bien formée, un fidèle croit qu'un acte pontifical d'exercice de la plénitude du pouvoir est « peccamineux », alors «  il faut désobéir au pape par devoir, et les conséquences de cette désobéissance doivent être endurées avec une patience chrétienne ».

Etant donné que le droit canonique ne permet pas que le pape soit jugé, la correction du pape s'exercerait sous la forme de deux phases, a précisé le cardinal Burke, fondées sur l'enseignement du Christ dans Matth. 18:15-17, sur la manière d'exercer la correction fraternelle, et sur la tradition canonique. Il s'agirait donc de corriger directement le pontife romain quant à son «  erreur présumée », et s'il persistait à errer, de faire une « déclaration publique ».

Le cardinal s'est ainsi référé au canon 212 qui à la fois exhorte à l'obéissance chrétienne mais reconnaît aux fidèles le « droit et le devoir » de faire connaître au clergé leurs inquiétudes quant aux bien de l'Eglise. Et de rappeler, en citant un symposium de 1996 de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur « La primauté du successeur de Pierre », que le ministère du pontife romain est un service d'unité par rapport à chaque Eglise particulière, ce qui le rend « substantiellement différent » du gouvernement laïque.

«  Le successeur de Pierre est la pierre qui, face à l'arbitraire et au conformisme, garantit une fidélité rigoureuse à la Parole de Dieu. La plénitude du pouvoir du pontife romain ne peut être bien compris eet exercée qu'en tant qu'obéissance à la grâce du Christ, Tête et Pasteur du troupeau en tout temps et en tout lieu », a répété le cardinal Burke : ainsi le pape doit  exercer son pouvoir « en communion avec toute l'Eglise »,  en « respectant le dépôt de la foi », sans jamais « agir de manière contraire à la foi ». En particulier, il doit « respecter tous les sacrements et chacun, sans supprimer ou ajouter quoi que ce soit qui aille contre la substance des sacrements ». Il doit aussi partager l'exercice « du pouvoir entier et suprême » avec le collège des évêques.

La plénitude de pouvoir du pape « n'est pas simplement honorifique, il est substantiel » puisqu'elle un rapport avec « la responsabilité universelle de la sauvegarde du règne de la foi (regula fidei)  et du règne de la loi (regula iuris). » Ce pouvoir suprême dépasse celui d'un concile œcuménique, a souligné le cardinal Burke,  mais il n'est pas mis en œuvre lorsque le pape « agit comme une personne privée ou comme un simple fidèle ».

Le  cardinal a rappelé le contexte et le champ du pouvoir pontifical,  notamment la capacité à définir la doctrine et à condamner l'erreur, à promulguer et à abroger des lois, à agir en tant que juge dans toutes les matières de foi,  à décréter et à imposer des peines, à nommer et a écarter des pasteurs si nécessaire. Mais « puisque ce pouvoir vient de Dieu Lui-même, il est limité par la loi naturelle et par la loi divine ».

« Par conséquent, toute expression de la doctrine ou de la pratique qui n'est pas en conformité avec la Révélation divine, contenue dans l'Ecritures sainte et dans la Tradition de l'Eglise ne peut être un exercice authentique du ministère apostolique ou pétrinien et doit être rejetée par les fidèles », a déclaré le cardinal Burke.

Avant de conclure, il a cité l'épître de saint Paul aux Galates :

« Frères, je trouve vraiment étonnant que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un autre ÉEvangile. En fait, il n’y en a pas d’autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent renverser l’Evangile du Christ. Eh bien! si un jour quelqu’un, même nous, même un ange du ciel, vient annoncer un Evangile différent de l’Evangile que nous vous avons annoncé, qu’il soit maudit ! Nous l’avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu’un vient vous annoncer un êvangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! »

Et ses derniers mots furent pour citer un décret de Gratien à propos du pape : « Pourtant, qu'aucun mortel n'ait l'audace de le reprendre de ses fautes, car il juge tout le monde et personne n'a le droit de le juger, à moins qu'il ne dévie de la foi. »

On peut lire l'article d'Edward Pentin, dont j'ai traduit l'essentiel, ici.
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Sam 5 Mai - 8:08

... Du blog de Jeanne Smits : La pop star Katy Perry, qui revendique avoir vendu son âme au diable, parle de méditation transcendentale au Vatican !

Pauvre de nous ! Prions.

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2018/05/la-pop-star-katy-perry-qui-revendique.html

Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Ven 25 Mai - 6:54

Merci à Jeanne Smits, pour son blog sans concession. Contre vents et marées, chercher La Vérité... Dans le relativisme ambiant, on ne se fait pas que des amis mais si on veut suivre Notre Seigneur Jésus-Christ "Je suis le Chemin, La Vérité, La Vie"... c'est un chemin souffrant obligé.

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/


25 mai, 2018


Savigny-le-Temple : un professeur transgenre soutenu par Schiappa


A Savigny-le-Temple, le professeur transgenre qui est soutenu par Marlène Schiappa et sa direction, est devenu femme en un week-end. Lire mon article sur RITV ici :



Savigny-le-Temple : un professeur transgenre soutenu par Schiappa
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Ven 6 Juil - 5:56

https://reinformation.tv/intercommunion-autoriser-protestants-communier-quatre-eveques-allemagne-smits-86007-2/

Intercommunion : quatre évêques d’Allemagne passent à l’acte : ils autoriseront certains protestants à communier
4 juillet 2018 14 h 30 min·

 
L’humiliation du cardinal Luis Ladaria vient de se parachever avec la décision de quatre évêques en Allemagne de donner suite à celle du pape François et du cardinal Reinhard Marx, l’un de ses plus proches conseillers, de publier les directives de la conférence épiscopale allemande sur l’accès de certains protestants à la communion lors de la messe catholique. Et c’est une humiliation qui dépasse infiniment la personne du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. En prenant la décision étayée d’interdire cette publication, celui qui attendait encore à ce moment-là son chapeau de cardinal ne faisait que réaffirmer la doctrine catholique et le respect dû à la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, pour sa véritable Eglise. La contradiction pontificale, confirmant les désirs du cardinal Marx par le biais d’un renvoi des décisions vers les diocèses, connaît désormais ses premières mises en application. L’intercommunion sera possible du fait de l’autorisation donnée par ces quatre évêques allemands pour certains protestants.
 

L’intercommunion, rejetée par la Congrégation pour la Doctrine de la foi, progresse en Allemagne
 
Ils ont agi dans la foulée de la publication intervenue le 27 juin par les évêques allemands. Dès le 30 juin, l’archevêque de Paderborn, Hans-Josef Becker, annonçait la mise en œuvre de la directive qualifiée par le diocèse de « précieuse » dans une déclaration au Westfalen-Blatt. L’application se fera dans un subjectivisme total – cette confusion qui est la marque du pontificat actuel et qui recherche une forme régionalisée ou localisée des pratiques de l’Eglise – puisque, comme l’a déclaré Mgr Becker lui-même, il attend de « toutes les personnes s’occupant du soin pastoral dans l’archidiocèse de Paderborn de se familiariser de manière intense avec le guide d’orientation, afin qu’ils agissent ainsi de manière responsable en accord avec ce texte dans leur propre soin pastoral ».
 
Bien sûr, on évite de parler d’un accès généralisé à la communion pour les protestants. Mais dans un communiqué publié par l’agence de presse catholique allemande, Mgr Becker explique que le guide se veut « une aide spirituelle pour la décision en conscience dans les cas individuels de soin pastoral » des couples : il s’agit clairement de favoriser la communion catholique pour le conjoint protestant dans un couple mixte, et non des cas d’urgence, dans le cadre d’une conversion de fait à l’article de la mort, évoqués récemment par le cardinal Müller.
 
Pour le reste, le diocèse de Paderborn reste dans le flou, refusant de répondre aux questions sur l’étendue des demandes potentielles et des autorisations qui pourrait suivre, ou sur la nécessité de recevoir l’absolution dans le sacrement de pénitence : « Les lois générales de la loi de l’Eglise sont appliquées », s’est-il borné à dire. Ce qui ne garantit rien, on l’aura compris.
 
Mgr Gerhard Feige de Magdebourg, Mgr Stefan Hesse de Hambourg ainsi que Mgr Franz-Josef Bode d’Osnabrück ont tous fait des annonces similaires pour leurs diocèses respectifs.
 

Quatre évêques d’Allemagne vont autoriser des protestants communier – ils ont le soutien de fait du cardinal Marx et du pape
 
Déjà, des voix allemandes s’élèvent contre ces décisions qui contredisent frontalement la doctrine traditionnelle de l’Eglise sur l’accès à l’Eucharistie, qui suppose l’entière adhésion à la foi de l’Eglise. Mgr Rudolf Voderholzer de Ratisbonne, qui était au nombre des sept évêques allemands qui s’étaient élevés contre la libéralisation de l’accès à la communion, a déclaré à la Catholic News Agency qu’il attend des clarifications, rappelant que la lettre de Mgr Ladaria, le 25 mai dernier, au sujet de l’interconnexion, avait confirmé que « la question eucharistique est une question qui concerne l’Eglise universelle et la doctrine ». Interrogé sur le fait de savoir s’il profiterait dans son diocèse des nouvelles règles proposées par le guide sur l’intercommunion, il a indiqué que ladite lettre du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi devait toujours servir de « cadre d’interprétation ». Quant à lui, il continuera d’appliquer les règles traditionnelles tant qu’il n’y aura pas eu l’« interprétation authentique du canon 844 » qui autorise la communion des protestants dans des cas de « grave nécessités » annoncée par Mgr Ladaria dans sa lettre.
 
D’après Guido Horst du quotidien catholique Die Tagespost, dans un article publié le 6 juin, des sources à la Congrégation pour la Doctrine de la foi avait fait savoir que celle-ci recherchait une lecture plus stricte du canon 844 à travers cette « interprétation authentique » annoncée, en en réservant l’application au cas d’urgence, à l’exclusion des époux protestants mariés avec un ou une catholique.
 
Tout se passe comme pour Amoris laetitia : tandis que certaines conférences épiscopales comme celle de Malte ou du grand Buenos Aires annoncent une interprétation libérale sans se faire retoquer par Rome, d’autres, et notamment des évêques plus traditionnels, s’accroche à l’idée que le document est susceptible d’une interprétation orthodoxe.
 

Jeanne Smits
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Mer 22 Aoû - 11:32

... Signé Jeanne Smits : Le Père Thomas Rosica le confirme : "Le Pape François rompt avec les traditions catholiques quand il en a envie"


https://reinformation.tv/thomas-rosica-pape-francois-rompt-traditions-catholiques-envie-smits-87240-2/
Revenir en haut Aller en bas
Philippe
consacré
consacré
Philippe

Messages : 949
Date d'inscription : 03/08/2010
Age : 70
Localisation : Maisons Laffitte

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Mer 22 Aoû - 22:11

Pour le pape Bergoglio la miséricorde passe avant la loi. 

"Je ne suis pas venu pour abroger la loi mais l'accomplir".

====================================================================================
Revenir en haut Aller en bas
http://www.monastere.biz
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Sam 15 Sep - 15:40

16 juillet, 2018


Synode sur l’Amazonie, document préparatoire : spiritualités païennes




A la suite de mon article mis en ligne hier sur ce blog, je vous invite à aller, avec moi, plus loin dans l'analyse du document préparatoire pour le synode pan-amazonien d'octobre 2019, empreint
d'anticolonialisme et de prise en compte très positive des spiritualités païennes.

On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas…

Lire mon article pour reinformation.tv en cliquant ci-dessous :

Synode sur l’Amazonie, document préparatoire : spiritualités païennes


Le document préparatoire pour le synode sur l’Amazonie : anticolonialisme et prise en compte des spiritualités païennes

La première chose qui saute aux yeux dans le document préparatoire pour le synode spécial sur Amazonie est son caractère horizontal – qui fut déjà la marque de celui destiné au synode des jeunes qui se tiendra en octobre à Rome. Un an plus tard, en octobre 2019, les évêques invités devront notamment se pencher sur la « conversion pastorale et écologique » dont ils sont appelés à discerner les contours, mais il ne s’agit pas de réfléchir à la meilleure manière d’apporter le salut et la rédemption aux peuples autochtones du bassin « pan-amazonien » : non, il s’agit avant tout de déterminer comment l’Eglise peut contribuer à sauvegarder leur environnement, la biodiversité, et au-delà prendre en compte leurs « cosmovisions » et spiritualités propres. On navigue sans cesse entre le mythe du bon sauvage – ces Amérindiens d’Amazonie ont décidément toutes les qualités – et la dénonciation de la colonisation passée et présente – sous la forme de la mondialisation néo-libérale – dont l’Eglise serait en quelque sorte appelée à panser les plaies.
 

Le document préparatoire du synode Amazonie est sorti en la Fête du Sacré-Cœur
 
Nous avons déjà décrypté le substrat théologique du document préparatoire pour le synode sur l’Amazonie, tout imprégné de « théologie indienne » qui consiste essentiellement à prendre en compte la vision autochtone du cosmos des peuples natifs de la forêt amazonienne dans l’affirmation du message chrétien. Ce regard spécifique sur Dieu et la nature aboutit à une forme d’immanentisme comme le montre de manière plus ou moins explicite le document préparatoire avec ses multiples références à Laudato si’.
 
Cela est manifeste dans ce premier extrait particulièrement révélateur :
 
« Pour les peuples autochtones d’Amazonie, le “bien vivre” existe lorsqu’ils sont en communion avec les autres personnes, avec le monde, avec les êtres qui les entourent, et avec le Créateur. Les peuples autochtones, en effet, vivent dans la maison que Dieu lui-même a créée et leur a donnée en cadeau : la Terre. Leurs diverses spiritualités et croyances les incitent à vivre en communion avec la terre, avec l’eau, avec les arbres, avec les animaux, avec le jour et la nuit. Les anciens sages, appelées indifféremment payés, mestres, wayanga ou chamanes – entre autres – encouragent l’harmonie des personnes entre elles et avec le cosmos. Tous sont “la mémoire vivante de la mission que Dieu nous a donnée à tous : sauvegarder la Maison Commune”. »
 
Où l’on perçoit un deuxième élément qui saute aux yeux par son absence dans le document préparatoire au synode sur l’Amazonie : outre l’absence de la notion du salut, il y celle de la perception d’une réalité païenne, préchrétienne, fortement marquée par des pratiques spiritistes et donc diaboliques propres aux payésmestreswayanga ou chamanes qui prétendaient commander à la nature en invoquant les forces surnaturelles.
 
Qu’on me permette ici d’invoquer le souvenir – tel que raconté il y a bien des années à mon père par un missionnaire néerlandais qui avait vécu cela dans ces terres hostiles – d’un prêtre sans cesse confronté à l’hostilité du sorcier local, aux pouvoirs étonnants. Celui-ci était capable de se déplacer de manière incompréhensible, quittant le bon père qui s’en allait sur le fleuve pour le retrouver à son arrivée, loin en aval, pour l’insulter copieusement dans son dialecte brabançon natal… Ce missionnaire n’avait absolument aucun doute par rapport à l’existence du démon. Et il savait à quel mal il cherchait à arracher les Indiens en les convertissant…
 

Anticolonialisme et spiritualités païennes
 
Les pères synodaux d’octobre 2019 auront, s’ils s’en tiennent à ce document et au questionnaire qui le complète en vue de leur réunion, d’autres préoccupations. Cela est exprimé d’emblée :
 
« Dans la forêt amazonienne, d’une importance vitale pour la planète, une crise profonde a été déclenchée par une intervention humaine prolongée où prédomine une ”culture du déchet” (Laudato si’ 16) et une mentalité d’extraction. L’Amazonie est une région possédant une riche biodiversité ; elle est multiethnique, multiculturelle et multireligieuse, un miroir de toute l’humanité qui, pour défendre la vie, exige des changements structurels et personnels de tous les êtres humains, des Etats et de l’Eglise. »
 
Révolutionnaire, n’est-ce pas ? Il va falloir changer tout le monde et même l’Eglise du Christ, et ce à grande échelle puisque le texte ne cache pas que l’Amazonie est exemplaire, et que ce qui est bon pour elle sera bon pour la planète.
 
Dire que le texte est jargonnant est une litote. Lui qui rappelle la simplicité de l’approche de Jésus-Christ pose la question :
 
« Comment pouvons-nous collaborer à l’édification d’un monde qui doit rompre avec les structures qui ôtent la vie et avec les mentalités de colonisation pour construire des réseaux de solidarité et d’interculturalité ? »
 
Cette « interculturalité » passe par l’admiration sans bornes du regard porté sur la nature par les Indiens d’Amazonie dont le texte adopte le vocabulaire et les réflexes païens :
 
« Dans ce contexte, c’est l’eau, à travers ses cours d’eau, ses rivières et ses lacs, qui constitue l’élément articulateur et intégrateur, dont l’axe majeur est l’Amazone, le fleuve mère et père de tous. »
 
Et plus loin :
 
« C’est ainsi que les paysans (campesinos) et leurs familles d’Amazonie utilisent les ressources des terres inondables en respectant, comme toile de fond, le mouvement cyclique de ses fleuves – inondation, reflux et période de sécheresse – en un rapport de respect qui sait que “la vie mène au fleuve” et “le fleuve mène à la vie”. De plus, les peuples de la forêt, cueilleurs et chasseurs par excellence, survivent avec ce que la terre et la forêt leur offrent. Ces populations veillent sur les rivières et prennent soin de la terre, de la même manière que la terre prend soin d’eux. Elles sont les gardiennes de la forêt et de ses ressources. (…) Cependant, la richesse de la forêt et des fleuves de l’Amazonie est aujourd’hui menacée par les grands intérêts économiques qui s’installent sur diverses parties du territoire. »
 
« La terre prend soin d’eux » : c’est la notion fondamentale de la spiritualité immanentiste qui attribue à la nature un pouvoir, et surtout une « maternité » qui n’a rien à voir avec la paternité divine et surnaturelle qui de toute façon n’est pas en odeur de sainteté chez les adorateurs de la « Pachamama », la Terre-Mère…
 

Le synode sur l’Amazonie s’intéressera à la Terre-Mère
 
Le mal amazonien que décrit le document est social, institutionnel, fruit de l’exploitation des richesses de cette « forêt primale » souffrant de cette « mentalité d’extraction » décrite plus haut. Qu’il y ait eu des injustices n’est pas en question. Mais ce qui frappe dans les solutions proposées est leur coloration gauchiste :
 
« Les villes sont également caractérisées par les inégalités sociales. La pauvreté qui s’est développée tout au long de l’histoire a engendré des rapports de subordination, de violence politique et institutionnelle, l’augmentation de la consommation d’alcool et de drogues – aussi bien dans les villes que dans les petites communautés – et représente une blessure profonde dans le corps des différents peuples amazoniens. »
 
Ainsi les inégalités sociales et la subordination, qui sont des réalités mais pas nécessairement des maux, sont-ils dénoncés pêle-mêle dans le document avec la prostitution, la misère, les spoliations.
 
Ce qui fascine les rédacteurs (leurs noms ne sont pas donnés, on imagine qu’il s’agit du secrétariat du synode avec l’inévitable cardinal Baldisseri à sa tête), c’est la diversité de ces peuplades primitives aux croyances rudimentaires :
 
« 390 peuples et nationalités distincts (…) Chacun de ces peuples représente une identité culturelle particulière, une richesse historique spécifique et une façon particulière de voir le monde et ce qui l’entoure et d’entretenir avec lui une cosmovision et une territorialité spécifiques. »
 
Le mal qui les frappe ne porte qu’un nom : colonisation. Comme dans la théologie de la libération, mais sous sa variante moins marxiste que populiste (c’est la fameuse théologie du peuple chère au pape François), il s’agit de considérer ces peuples, ces communautés porteuses d’une valeur en tant que telles, comme dépositaires d’une richesse qui fait défaut aux pays civilisés par des siècles de christianisme :
 
« Aujourd’hui, malheureusement, des vestiges du projet de colonisation demeurent, créant des représentations d’infériorisation et de diabolisation des cultures indigènes. Cela affaiblit les structures sociales autochtones et permet de les déposséder de leurs connaissances intellectuelles et de leurs moyens d’expression. Ce qui est effrayant, c’est qu’aujourd’hui, 500 ans après la conquête, plus ou moins 400 ans de mission et d’évangélisation organisées et 200 ans d’indépendance des pays qui forment la Panamazonie, des processus similaires continuent de s’étendre sur ce territoire et ses habitants, victimes aujourd’hui d’un néocolonialisme féroce “sous couvert de progrès”. »
 
Superbes amalgames !
 
On apprend ensuite, dans un curieux raccourci :
 
« Au long de son histoire missionnaire, l’Amazonie a été un lieu concret de crucifixion, avec de nombreux lieux de martyre. L’Eglise a également appris que les nombreux et différents peuples qui habitent ce territoire depuis dix mille ans ont bâti leurs cultures en harmonie avec le milieu environnant. »
 
Faut-il comprendre que les missionnaires martyrs, rapidement salués au passage, auraient dû percevoir la richesse écologique de ces peuples adorateurs d’idoles, pour certains cannibales, pour d’autres, réducteurs de têtes, toujours sous la coupe de sorciers qui soufflaient la pluie et le beau temps ?
 

Un paragraphe-clef du document préparatoire au synode sur l’Amazonie 
 
Vient plus loin un paragraphe-clef du document préparatoire du synode sur l’Amazonie (paragraphe 5, dans la section « Voir ») :
 
« La culture dominante de la société de consommation et du déchet transforme la planète en une grande décharge publique. Le Pape dénonce ce modèle de développement anonyme, asphyxiant, sans mère, dont les seules obsessions sont la consommation et les idoles de l’argent et du pouvoir. De nouveaux colonialismes idéologiques s’imposent sous le mythe du progrès et détruisent les identités culturelles spécifiques. François en appelle à la défense des cultures et à la réappropriation de l’héritage qui provient de la sagesse ancestrale, qui suggère un mode de relation harmonieuse entre la nature et le Créateur. Il affirme clairement que “la défense de la terre n’a d’autre finalité que la défense de la vie” (François, discours à Puerto Maldonado). Elle doit être considérée comme une terre sainte : “Cette terre n’est pas orpheline! C’est la terre de la Mère”. » (François, salut à la population de Puerto Maldonado).
 
Qu’est-ce qu’un « développement sans mère » ? Confusion de deux plans… Il faut noter ici que la traduction française officielle du document est défaillante puisque le texte italien (et espagnol) ne dit pas « c’est la terre de la Mère » : mais « Elle a une Mère ! ». Erreur de citation tirée de ce salut de Puerto Maldonado dont il faut dire que la tonalité était tout autre, puisque le pape parlait explicitement et longuement de la maternité de Marie, Mère de Dieu. Tout le contraire de l’étrange impression laissée par le document.
 
Au chapitre II, « Discerner » – celui qui appelle à « une conversion pastorale et écologique », le document entretient cette idée de confusion entre le naturel et le surnaturel, citant notamment Laudato si’ :
 
« Dans le mystère pascal du Christ, la création tout entière tend vers son accomplissement final, quand “les créatures de ce monde ne se présentent plus à nous comme une réalité purement naturelle, parce que le Ressuscité les enveloppe mystérieusement et les oriente vers un destin de plénitude. Même les fleurs des champs et les oiseaux, qu’émerveillé il a contemplés de ses yeux humains, sont maintenant remplis de sa présence lumineuse” (LS 100). »
 
Plus loin, il gratifie les Amérindiens d’avoir compris cette « interconnexion », sans souligner qu’elle peut être une confusion :
 
« Cette dimension sociale – et même cosmique – de la mission évangélisatrice, est particulièrement importante en terre amazonienne, où l’interconnexion entre la vie humaine, les écosystèmes et la vie spirituelle fut et continue d’être très claire pour la grande majorité de ses habitants. »
 
Tout cela sert de prélude à la recommandation de changements – pour ne pas dire révolutions – à la fois politiques et religieuses. Et s’il ne fait pas de doute que le monde est malade, on n’apprend pas ici que c’est du fait de son rejet de Dieu :
 
« Changer de cap ou se convertir intégralement ne se réduit pas à une conversion au niveau individuel. Une transformation profonde du cœur, exprimée par un changement de nos habitudes personnelles, est aussi nécessaire qu’une transformation structurelle, exprimée par un changement des habitudes sociales, des lois et des programmes économiques. Pour parvenir à réaliser ce changement radical dont l’Amazonie et la planète ont besoin, les processus d’évangélisation ont beaucoup à apporter, surtout en raison de la profondeur avec laquelle l’Esprit de Dieu pénètre la nature et les cœurs des personnes et des peuples. »
 
Cela se traduit notamment ainsi, selon le document :
 
« L’Encyclique Laudato si’ (cf. n. 216 sq.) nous invite à une conversion écologique qui implique un style de vie nouveau. L’horizon est mis sur l’autre. Il faut pratiquer la solidarité globale et dépasser l’individualisme, ouvrir des chemins nouveaux de liberté, de vérité et de beauté. La conversion signifie nous libérer de l’obsession de la consommation. Acheter est un acte moral, pas seulement économique. La conversion écologique consiste à assumer la mystique de l’interconnexion et de l’interdépendance de toute la création. La gratuité s’impose dans nos attitudes quand nous concevons la vie comme don de Dieu. Vivre sa vie dans une solidarité communautaire suppose un changement de cœur. »
 
« Mystique de l’interconnexion » : revoici la confusion entre le Créateur et le créé, la dimension « mystique » donnée à la matière et finalement la perspective holistique du Nouvel Age maçonnique…
 
On en arrive enfin au troisième chapitre, intitulé « Agir », qui cherche à trouver de « nouveaux chemins pour une Eglise au visage amazonien ».
 

Le synode sur l’Amazonie au service des prêtres mariés, et du rôle des femmes dans l’Eglise
 
Vient d’abord la question des prêtres mariés (les viri probati évoqués par le cardinal Beniamino Stella en janvier à propos de ce synode) et du rôle des femmes qui a retenu l’attention des médias. Que l’accès à l’Eucharistie soit considéré comme une urgence serait plutôt rassurant si l’on ne craignait y voir une manipulation pour obtenir des changements révolutionnaires dans l’Eglise. C’est un passage qu’il faut citer dans son ensemble :
 
« Pour passer d’une présence précaire à une présence plus large et incarnée, il faut établir une hiérarchie des urgences en Amazonie. Le document d’Aparecida mentionne le besoin d’une “cohérence eucharistique” pour la région amazonienne, à savoir que non seulement tous les baptisés puissent participer à la messe dominicale, mais que puissent aussi grandir des cieux nouveaux et une terre nouvelle comme anticipation du Royaume de Dieu en Amazonie.
 
« En ce sens, le Concile Vatican II nous rappelle que le Peuple de Dieu tout entier participer au sacerdoce du Christ, même s’il faut distinguer le sacerdoce commun et le sacerdoce ministériel (cf. LG 10). D’où l’urgence d’évaluer et de repenser les ministères nécessaires aujourd’hui pour répondre aux objectifs d’“une Église avec un visage amazonien et une Église avec un visage indigène”. Une priorité est de préciser les contenus, les méthodes et les comportements en vue d’une pastorale inculturée, capable de répondre aux grands défis de ce territoire. Une autre est de proposer de nouveaux ministères et services pour les différents agents pastoraux qui correspondent aux tâches et aux responsabilités de la communauté. Dans cette ligne, il convient de discerner le type de ministère officiel qui peut être conféré aux femmes, en tenant compte du rôle central joué aujourd’hui par les femmes dans l’Église amazonienne. Il est également nécessaire de promouvoir le clergé autochtone et natif de ce territoire, en affirmant son identité culturelle propre et ses valeurs. Enfin, il faut repenser de nouveaux chemins pour que le Peuple de Dieu ait plus fréquemment un meilleur accès à l’Eucharistie, centre de la vie chrétienne. »

 
Donc, faciliter la distribution de l’Eucharistie, même en l’absence de prêtres ou en créant des prêtres (voire des prêtresses ou prêtresses auxiliaires) selon des normes nouvelles, au nom du « sacerdoce commun » ? Vu le déclin dramatique du nombre de prêtres dans de nombreux pays, c’est une expérience – en soi inacceptable – qui risquerait d’être vite reprise dans l’ensemble de l’Eglise.
 
On apprend au passage que :
 
« Dans l’Eucharistie, la communauté célèbre un amour cosmique, où les êtres humains, unis au Fils de Dieu incarné et à toute la création, rendent grâces à Dieu pour la vie nouvelle du Christ ressuscité. »
 
Où l’amour cosmique annule et remplace le sacrifice propitiatoire qui incorpore les baptisés en état de grâce dans le Corps mystique du Christ…
 
J’ai longuement évoqué déjà tout ce qui sous-tend ce 15e paragraphe du document préparatoire : il est essentiel d’en saisir la portée puisqu’il annonce les changements profonds qui sont recherchés à travers ce synode :
 
« Dans le processus consistant à penser une Eglise au visage amazonien, nous rêvons de poser les pieds sur la terre de nos ancêtres et, les yeux ouverts, nous imaginons comment sera l’Eglise à partir de l’expérience de la diversité culturelle des peuples. Les nouveaux chemins auront une incidence sur les ministères, la liturgie et la théologie (théologie indienne). »
 
Un nouveau chantier s’ouvre dans l’Eglise, un nouveau chantier voulu par le pape François… Il s’annonce tout aussi révolutionnaire que celui du synode sur la famille et celui sur les jeunes, fonctionnant avec les mêmes méthodes et la même vision anthropocentrique. Il vaut mieux en être conscient dès le départ.
 

Jeanne Smits
Revenir en haut Aller en bas
Philippe
consacré
consacré
Philippe

Messages : 949
Date d'inscription : 03/08/2010
Age : 70
Localisation : Maisons Laffitte

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Sam 15 Sep - 18:01

Le pape oublie juste de nous parler d'un petit détail : 
Selon une femme qui est partie vivre avec les "bons"sauvages en Amazonie, la plupart des tribus marient leurs filles à l'âge de huit ans.

====================================================================================
Revenir en haut Aller en bas
http://www.monastere.biz
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Sam 22 Sep - 5:53

confused  Sur le blog de Jeanne Smits... Nouveau mariage improvisé par le pape François et cela se passe à Sainte Marthe.

https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2018/09/nouveau-mariage-improvise-pape-Francois-Santa-Marta.html

... Et un peu plus de détails sur cette nouveauté papale. Lu sur "réinformation tv" :

https://reinformation.tv/absolution-collective-mariage-beni-nouveaute-pape-francois-smits-88135-2/
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Mar 25 Sep - 13:03




Article signé Jeanne Smits, lu sur "Réinformation Tv" :

Mgr. Robert Mutsaerts (désigné par la Conférence des Evêques des Pays-Bas) n'assistera pas au synode de la Jeunesse en Octobre.

https://reinformation.tv/entretien-exclusif-mgr-robert-mutsaerts-refus-synode-jeunes-rome-smits-88184-2/
Revenir en haut Aller en bas
Philippe
consacré
consacré
Philippe

Messages : 949
Date d'inscription : 03/08/2010
Age : 70
Localisation : Maisons Laffitte

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Mar 25 Sep - 13:50

Je crois que c'est ça. On ne peut pas le virer ? et bien on fait comme Benoit XVI ; on se retire.

====================================================================================
Revenir en haut Aller en bas
http://www.monastere.biz
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Sam 17 Nov - 22:00

Le document final du synode sur les jeunes : Jean-Pierre Maugendre interroge Jeanne Smits sur “Terres de Mission”

Merci à Jean-Pierre Maugendre, directeur de Renaissance catholique, qui m'a invitée à commenter le document final du synode sur les jeunes qui s'est déroulé au mois d'octobre à Rome dans le cadre de l'émission qu'il anime sur TV Libertés, Terres de mission. La vidéo est en ligne depuis aujourd'hui.



Terres de Mission N°100 : TVLibertés

Eglise universelle : L’inquiétant document final du synode des évêques sur la jeunesse

Le 27 octobre a été rendu public, après 4 semaines de travaux et de rencontres, le document final du synode des évêques sur la jeunesse. Ce texte, dont l’autorité magistérielle a été renforcée par la constitution apostolique Episcopalis communio, présente de nombreuses nouveautés doctrinales et pastorales. Ainsi, les jeunes y sont identifiés comme un nouveau lieu théologique, la synodalité est présentée comme “le chemin que Dieu attend de l’Eglise du 3ème millénaire”, un appel est lancé à accroître la “présence féminine dans les organes ecclésiaux (…) y compris aux processus de décisions ecclésiaux”, etc. Rédactrice en chef de Réinformation TV, Jeanne Smits analyse ce copieux document de 60 pages.


Eglise en France : Centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918

Ancien aumônier national des Anciens Combattants, le père Michel Viot nous expose l’état des relations entre l’Eglise catholique et l’Etat français à la veille de la Première guerre mondiale. Il montre les conséquences sur l’opinion publique et le gouvernement du comportement héroïque des milliers de prêtres et de religieux qui, chassés quelques années auparavant de France, sont revenus volontairement servir sous les drapeaux alors que leur patrie était en danger. Il traite également du rôle actuel des aumôniers militaires catholiques dans les armées françaises.

Eglise en Marche : Fête du livre de Renaissance Catholique le 9 décembre à Villepreux (78)

A l’approche des fêtes de Noël, Renaissance Catholique organise sa traditionnelle fête du livre à Villepreux. Cent auteurs sont attendus pour dédicacer leurs ouvrages. Trois conférenciers : Eric Zemmour, François-Xavier Bellamy et Philippe de Villiers présenteront leurs derniers livres. Jean Guéry présente ici le déroulement de cette journée familiale qui commencera par la célébration de la messe à 10h30 et permettra d’offrir des cadeaux personnalisés et originaux à l’occasion de Noël.

https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2018/11/document-final-synode-jeunes-2018-Smits-Terres-mission-TVlibertes.html
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Sam 9 Fév - 7:09

Le manifeste pour la Foi du Cal Muller :

https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/02/manifeste-foi-cardinal-müller.html

09 février, 2019

Le Manifeste pour la foi du cardinal Müller (texte français intégral) : une quasi « correction » du pontificat du pape François



Manifeste pour la foi


« Que votre cœur ne soit pas bouleversé » (Jn 14, 1)




Face à la confusion qui se répand dans l’enseignement de la foi, de nombreux évêques, prêtres, religieux et fidèles laïcs de l’Eglise catholique m’ont demandé de rendre témoignage publiquement à la vérité de la Révélation. Les Pasteurs ont l’obligation de guider ceux qui leur sont confiés sur le chemin du Salut. Cela n'est possible que si cette voie est connue et qu’ils la suivent. A ce sujet, voici ce que l'Apôtre affirme : « Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu » (1 Co 15, 3). Aujourd'hui, beaucoup de chrétiens ne sont même plus conscients des enseignements fondamentaux de la foi, de sorte qu'ils risquent toujours plus de s’écarter du chemin qui mène à la vie éternelle. Pourtant, la mission première de l’Eglise est de conduire les hommes à Jésus-Christ, la Lumière des nations (cf. Lumen Gentium, 1). Une telle situation pose la question de la direction qu’il faut suivre. Selon Jean-Paul II, le « Catéchisme de l'Église catholique » est une « norme sûre pour l’enseignement de la foi » (Fidei Depositum, IV). Il a été publié pour renforcer la fidélité de nos frères et sœurs chrétiens dont la foi est gravement remise en question par la « dictature du relativisme » .

1. Le Dieu unique et trinitaire, révélé en Jésus-Christ

La confession de la Très Sainte Trinité se situe au cœur de la foi de tous les chrétiens. Nous sommes devenus disciples de Jésus, enfants et amis de Dieu, par le baptême au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. La distinction entre les trois Personnes dans l'unité du même Dieu (254) établit une différence fondamentale entre le christianisme et les autres religions tant au niveau de la croyance en Dieu que de la compréhension de ce qu’est l'homme. Les esprits se divisent lorsqu’il s’agit de confesser Jésus le Christ. Il est vrai Dieu et vrai homme, conçu du Saint-Esprit et né de la Vierge Marie. Le Verbe fait chair, le Fils de Dieu, est le seul Rédempteur du monde (679) et le seul Médiateur entre Dieu et les hommes (846). Par conséquent, la première épître de saint Jean présente celui qui nie sa divinité comme l’Antichrist (1 Jn 2, 22), puisque Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est de toute éternité un seul et même Etre avec Dieu, son Père (663). La rechute dans les anciennes hérésies, qui ne voyaient en Jésus-Christ qu'un homme bon, un frère et un ami, un prophète et un moraliste, doit être combattue avec une franche et claire détermination. Jésus-Christ est essentiellement le Verbe qui était avec Dieu et qui est Dieu, le Fils du Père, qui a pris notre nature humaine pour nous racheter, et qui viendra juger les vivants et les morts. C’est Lui seul que nous adorons comme l’unique et vrai Dieu dans l’unité du Père et de l'Esprit Saint (691).

2. L’Eglise

Jésus-Christ a fondé l'Église en tant que signe visible et instrument du Salut. Cette Eglise est réalisée dans l'Église catholique (816). Il a donné une constitution sacramentelle à son Église, qui est née « du côté du Christ endormi sur la croix » (766), et qui demeure jusqu'au plein achèvement du Royaume (765). Le Christ-Tête et les fidèles de l’Eglise en tant que membres du Corps, constituent le « Christ total » (795) ; c'est pourquoi l'Église est sainte, parce que le seul et unique Médiateur a constitué et soutient continuellement sa structure visible (771). Par l’Eglise, l'œuvre de la Rédemption du Christ est rendue présente dans le temps et dans l'espace dans la célébration des sacrements, en particulier dans le Sacrifice eucharistique, la Sainte Messe (1330). Par l’autorité du Christ, l'Église transmet la Révélation divine qui s'étend à tous les éléments qui composent sa doctrine, « y compris morale, sans lesquels les vérités salutaires de la foi ne peuvent être gardées, exposées ou observées » (2035).

3. L’ordre sacramentel

L'Église est le sacrement universel du Salut en Jésus-Christ (776). Elle ne brille pas par elle-même, mais elle reflète la lumière du Christ qui resplendit sur son visage. Cette réalité ne dépend ni de la majorité des opinions, ni de l'esprit du temps, mais uniquement de la vérité qui est révélée en Jésus-Christ et qui devient ainsi le point de référence, car le Christ a confié à l'Église catholique la plénitude de la grâce et de la vérité (819) : Lui-même est présent dans les sacrements de l'Église.
L'Église n'est pas une association créée par l’homme, dont la structure serait soumise à la volonté et au vote de ses membres. Elle est d'origine divine. « Le Christ est Lui-même la source du ministère dans l'Église. Il l'a instituée, lui a donné autorité et mission, orientation et finalité » (874). L'avertissement de l'Apôtre, selon lequel « soit anathème quiconque annonce un Evangile différent, y compris nous-mêmes ou un ange du ciel » (Ga 1,Cool, est toujours d’actualité. La médiation de la foi est indissociablement liée à la fiabilité de ses messagers qui, dans certains cas, ont abandonné ceux qui leur avaient été confiés, les ont déstabilisés et ont gravement abîmé leur foi. A ce propos, la Parole de la Sainte Ecriture s'adresse à ceux qui ne se conforment pas à la vérité et, ne suivant que leurs propres caprices, flattent les oreilles de ceux qui ne supportent plus l’enseignement de la saine doctrine (cf. 2 Tm 4, 3-4).

La tâche du Magistère de l'Église est de « protéger le peuple des déviations et des défaillances, et lui garantir la possibilité objective de professer sans erreur la foi authentique » (890). Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les sept sacrements. La Sainte Eucharistie est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne » (1324). Le Sacrifice eucharistique, dans lequel le Christ nous unit à son Sacrifice accompli sur la Croix, vise à notre union la plus intime avec le Christ (1382). C'est pourquoi, au sujet de la réception de la sainte Communion, la Sainte Ecriture contient cette mise en garde : « Celui qui mange le pain ou boit à la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du Corps et du Sang du Seigneur » (1 Co 11, 27). « Celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la communion » (1385). Il résulte clairement de la logique interne du Sacrement que les chrétiens divorcés et remariés civilement, dont le mariage sacramentel existe devant Dieu, de même que les chrétiens qui ne sont pas pleinement unis à la foi catholique et à l'Église, comme tous ceux qui ne sont pas aptes à communier, ne reçoivent pas avec fruit la Sainte Eucharistie (1457) ; en effet, celle-ci ne leur procure pas le Salut. Affirmer cela fait partie des œuvres spirituelles de miséricorde.

L’aveu des péchés dans la sainte confession, au moins une fois par an, fait partie des commandements de l'Eglise (2042). Lorsque les croyants ne confessent plus leurs péchés et ne font plus l'expérience de l’absolution des péchés, alors la Rédemption tombe dans le vide, car Jésus-Christ s'est fait homme pour nous racheter de nos péchés. Le pouvoir de pardonner, que le Seigneur ressuscité a conféré aux apôtres et à leurs successeurs dans le ministère des évêques et des prêtres, s'applique autant aux péchés graves que véniels que nous commettons après le baptême. La pratique actuelle de la confession montre clairement que la conscience des fidèles n'est pas suffisamment formée. La miséricorde de Dieu nous est offerte afin qu’en obéissant à ses commandements, nous ne fassions qu'un avec sa sainte Volonté, et non pas pour nous dispenser de l'appel à nous repentir (1458).
« Le prêtre continue l'œuvre de la Rédemption sur la terre » (1589). L'ordination sacerdotale « lui confère un pouvoir sacré » (1592), qui est irremplaçable, parce que par elle Jésus-Christ devient sacramentellement présent dans son action salvifique. C'est pourquoi les prêtres choisissent volontairement le célibat comme « signe d’une vie nouvelle » (1579). En effet, il s'agit du don de soi-même au service du Christ et de son Royaume à venir. Pour conférer les trois degrés de ce sacrement, l'Eglise se sait « liée par le choix du Seigneur lui-même. C'est pourquoi l’ordination des femmes n’est pas possible » (1577). Ceux qui estiment qu’il s’agit d’une discrimination à l'égard des femmes ne font que montrer leur méconnaissance de ce sacrement, qui n’a pas pour objet un pouvoir terrestre, mais la représentation du Christ, l'Epoux de l'Eglise.

4. La loi morale

La foi et la vie sont inséparables, car la foi privée des œuvres accomplies dans le Seigneur est morte (1815). La loi morale est l'œuvre de la Sagesse divine et elle mène l'homme à la Béatitude promise (1950). Ainsi, « la connaissance de la loi morale divine et naturelle montre à l’homme la voie à suivre pour pratiquer le bien et atteindre sa fin » (1955). Pour obtenir le Salut, tous les hommes de bonne volonté sont tenus de l’observer. En effet, ceux qui meurent dans le péché mortel sans s'être repentis sont séparés de Dieu pour toujours (1033). Il en résulte, dans la vie des chrétiens, des conséquences pratiques, en particulier celles-ci qui, de nos jours, sont souvent occultées (cf. 2270-2283; 2350-2381). La loi morale n'est pas un fardeau, mais un élément essentiel de cette vérité qui nous rend libres (cf. Jn 8, 32), grâce à laquelle le chrétien marche sur le chemin qui le conduit au Salut ; c’est pourquoi, elle ne doit en aucun cas être relativisée.

5. La vie éternelle

Face à des évêques qui préfèrent la politique à la proclamation de l'Évangile en tant que maîtres de la foi, beaucoup se demandent aujourd'hui à quoi sert l'Eglise. Pour ne pas brouiller notre regard par des éléments que l’on peut qualifier de négligeables, il convient de rappeler ce qui constitue le caractère propre de l’Eglise. Chaque personne a une âme immortelle, qui, dans la mort, est séparée de son corps ; elle espère que son âme s’unira de nouveau à son corps lors de la résurrection des morts (366). Au moment de la mort, la décision de l'homme pour ou contre Dieu, est définitive. Immédiatement après sa mort, toute personne doit se présenter devant Dieu pour y être jugée (1021). Alors, soit une purification est nécessaire, soit l'homme entre directement dans le Béatitude du Ciel où il peut contempler Dieu face à face. Il y a aussi la terrible possibilité qu'un être humain s’obstine dans son refus de Dieu jusqu'au bout et, en refusant définitivement son Amour, « se damne immédiatement pour toujours » (1022). « Dieu nous a créés sans nous, Il n’a pas voulu nous sauver sans nous » (1847). L'existence du châtiment de l'enfer et de son éternité est une réalité terrible qui, selon le témoignage de la Sainte Ecriture, concerne tous ceux qui « meurent en état de péché mortel » (1035). Le chrétien préfère passer par la porte étroite, car « elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent » (Mt 7,13).

Garder le silence sur ces vérités et d'autres vérités de la foi, et enseigner avec cette disposition d’esprit, est la pire des impostures au sujet de laquelle le « Catéchisme » nous met en garde avec vigueur. Elle fait partie de l'épreuve finale de l'Église et conduit à une forme d’imposture religieuse de mensonge, « au prix de l’apostasie de la vérité » (675) ; c’est la duperie de l'Antichrist. « Il séduira avec toute la séduction du mal, ceux qui se perdent du fait qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité, ce qui les aurait sauvés » (2 Th 2, 10).

Appel


En tant qu'ouvriers envoyés dans la vigne du Seigneur, nous tous avons la responsabilité de rappeler ces vérités fondamentales en adhérant fermement à ce que nous-mêmes avons reçu. Nous voulons encourager les hommes de notre temps à suivre le chemin de Jésus-Christ avec détermination afin qu’ils puissent obtenir la vie éternelle en obéissant à ses commandements (2075).

Demandons au Seigneur de nous faire connaître la grandeur du don de la foi catholique, qui nous ouvre la porte de la vie éternelle. « Car celui qui a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges » (Mc 8,38). Par conséquent, nous nous engageons à renforcer la foi en confessant la vérité qui est Jésus-Christ Lui-même.

Nous, évêques et prêtres, nous sommes plus particulièrement interpellés par cet avertissement que saint Paul, l'Apôtre de Jésus-Christ, adresse à son collaborateur et successeur Timothée : « Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère » (2 Tm 4, 1-5).

Que Marie, la Mère de Dieu, implore pour nous la grâce de demeurer fidèles à la vérité de Jésus-Christ sans vaciller.

Unis dans la foi et la prière.


Gerhard Cardinal Müller
Revenir en haut Aller en bas
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Lun 11 Fév - 12:57

Mgr. Athanasius Schneider rappelle que la foi chrétienne est la seule religion voulue par Dieu (traduction intégrale Jeanne Smits) :

https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/02/mgr-athanasius-schneider-foi-chretienne-religion-voulue-Dieu.html

09 février, 2019


Mgr Athanasius Schneider rappelle que la foi chrétienne est la seule religion voulue par Dieu (traduction intégrale)



Je vous propose bien volontiers ma traduction d'un texte que m'a communiqué Mgr Athanasius Schneider, paru sur Rorate-cæli et LifeSiteNews en anglais et sur Corrispondenza romana en italien. C'est une réaction au document d'Abou Dhabi signé au nom de la paix et de la lutte contre la violence par le pape François et l'imam al-Tayyeb de l'université Al-Azhar du Caire, dans lequel on peut lire que « les diversités de religion (…) sont une sage volonté divine ».

Sans citer directement ce texte, l'évêque auxiliaire d'Astana rappelle la doctrine multi-séculaire de l'Eglise à ce sujet, fondée sur les paroles mêmes de Dieu. 

On y remarquera de clairs rappels du Magistère et d'heureuses formules sur le « changement climatique » contre laquelle la lutte est la plus urgente : le « changement climatique spirituel ».

Mgr Schneider rappelle aussi que si Dieu avait voulu la diversité des religions, et que saint Remi se fût conformé à cette « volonté », il n'y aurait pas eu de France, « Fille aînée de l'Eglise ».

Plus fondamentalement, il conteste la notion faussée de l'homme « fils de Dieu », oublieuse de la nécessité de la foi et du baptême. – J.S.


Le don de l’adoption filiale


La foi chrétienne, seule religion valide et voulue par Dieu
[size]


La Vérité de l'adoption filiale en Jésus-Christ, vérité intrinsèquement surnaturelle, constitue la synthèse de toute la Révélation divine. Etre adopté par Dieu comme fils constitue toujours un don gratuit de la grâce, le don le plus sublime de Dieu à l'humanité. On ne l'obtient, cependant, qu'à travers la foi personnelle en Jésus-Christ et par la réception du baptême, ainsi que le Seigneur l'a lui-même enseigné : « En vérité, en vérité, je te le dis, aucun homme, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit. Ne t’étonnes pas de ce que je t’ai dit : “Il faut que vous naissiez de nouveau.” » (Jn 3, 5-7).

Au cours de  ces dernières décennies on a souvent entendu – y compris de la bouche de certains représentants de la hiérarchie de l'Eglise – des déclarations à propos de la théorie des « chrétiens anonymes ». Cette théorie affirme ce qui suit : la mission de l'Eglise dans le monde consisterait au bout du compte à faire naître la conscience que tous les hommes doivent avoir de leur salut en Jésus-Christ, et par voie de conséquence, de leur adoption filiale en Jésus-Christ. Car, selon cette même théorie, chaque être humain possède déjà la filiation divine dans les profondeurs de sa personnalité. Cependant, une telle théorie contredit directement la Révélation divine, telle que le Christ l'a enseignée, et que ses apôtres et l'Eglise l'ont toujours transmise au long de plus de 2.000 ans, sans changement et sans l'ombre d'un doute.

Dans son essai Le mystère des juifs et des gentils dans l’Eglise (Die Kirche aus Juden und Heiden) Erik Peterson, converti et exégète bien connu, a depuis bien longtemps – c'était en 1933 – mis en garde contre le danger d'une telle théorie, affirmant que l'on ne peut réduire le fait d'être chrétien (« Christsein ») à l'ordre naturel, où les fruits de la rédemption acquise par Jésus-Christ seraient généralement imputés à chaque être humain comme une sorte d'héritage du seul fait que celui-ci partagerait la nature humaine avec le Verbe incarné. Mais l'adoption filiale en Jésus-Christ n'est pas un résultat automatique qui serait garanti par l'appartenance à la race humaine.

Saint Athanase (cf. Oratio contra Arianos II, 59) nous a laissé une explication à la fois simple et pertinente à propos de la différence entre l'état naturel des hommes en tant que créatures de Dieu et la gloire de celui qui est fils de Dieu en Jésus-Christ. Saint Athanase tire son explication des paroles du saint Evangile selon saint Jean, qui affirment : « Mais, à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ; à ceux qui croient en son nom, qui ne sont pas nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. » Jean utilise l'expression « ils sont nés » pour dire que les hommes deviennent fils de Dieu non par nature, mais par adoption. Cela montre l'amour de Dieu, le fait que Celui qui est leur créateur devient aussi alors, par la grâce, leur Père. Cela se produit lorsque, comme le dit l'Apôtre, les hommes reçoivent dans leur cœur l'esprit du Fils incarné, qui crie en eux : « Abba, Père ! »

Saint Athanase poursuit son explication en disant qu'en tant qu'être créé, les hommes ne peuvent devenir fils de Dieu que par la foi et le baptême, lorsqu'ils reçoivent l'Esprit du véritable Fils de Dieu, le Fils de Dieu par nature (verus et naturalis Filius Dei). C'est précisément pour cette raison que le Verbe est devenu chair, afin de rendre les hommes capables d'adoption en tant que fils de Dieu et de participation à la nature divine. Par conséquent, par nature, Dieu n'est pas au sens propre le Père de tous les êtres humains. C'est seulement si une personne accepte consciemment le Christ et est baptisée qu'elle pourra crier en vérité : « Abba, Père » (Rom 8, 15 ; Gal 4, 6).

Depuis les débuts de l'Eglise cette affirmation a existée, comme en témoignait Tertullien : « On ne naît pas chrétien, mais on devient chrétien » (Apol., 18, 5). Et saint Cyprien de Carthage a formulé cette vérité avec justesse, en affirmant : « Il ne peut pas avoir Dieu pour père, celui qui n'a pas l'Eglise pour mère » (De unit., 6).

La tâche la plus urgente de l'Eglise en notre temps est de se soucier du changement climatique spirituel et de la migration spirituelle, à savoir de ce que le climat de non croyance en Jésus-Christ, le climat du rejet de la royauté du Christ, puissent être changés en climat de foi explicite en Jésus-Christ, en climat d’acceptation de sa royauté, et que les hommes puissent migrer depuis la misère de l'esclavage spirituel de l'incroyance vers le bonheur d'être fils de Dieu, et depuis une vie de péché vers l'état de grâce sanctifiante. Voilà les migrants dont il est urgent que nous prenions soin.

Le christianisme est la seule religion voulue par Dieu. Donc, il ne peut jamais être mis côte à côte avec les autres religions comme s'il en était complémentaire. Ceux-là violeraient la vérité de la révélation divine, telle qu'elle est affirmée sans équivoque dans le Premier commandement du Décalogue, qui affirmeraient que la diversité des religions est voulue par Dieu. Selon la volonté du Christ, la foi en lui et en son enseignement divin doit remplacer les autres religions, cependant non pas par la force, mais par la persuasion aimante, tel que cela est exprimé dans l’hymne des Laudes de la fête du Christ Roi : “Non Ille regna cladibus, non vi metuque subdidit : alto levatus stipite, amore traxit omnia” (« Il assujettit les peuples ni par l'épée, ni par la force ni la peur, mais élevé sur la croix Il attire amoureusement toutes choses à Lui »).

Il n'y a qu'un chemin vers Dieu, et c'est Jésus-Christ, car Lui-même a dit : « Je suis le chemin » (Jn 14, 6). Il n'y a qu'une vérité, et c'est Jésus-Christ, car Lui-même a dit : « Je suis la vérité » (Jn 14, 6). Il n'y a qu'une vraie vie surnaturelle de l’âme, et c'est Jésus-Christ, car Lui-même a dit : « Je suis la vie » (Jn, 14, 6).

Le Fils incarné de Dieu a enseigné qu'en dehors de la foi en Lui il ne peut y avoir de religion vraie et agréable à Dieu : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jn, 10, 9). Dieu a commandé à tous les hommes, sans exception, d’écouter son Fils : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-Le ! » (Marc, 9, 7). Dieu n'a pas dit : « Vous pouvez écouter mon fils ou vous pouvez écouter d'autres fondateurs de religion, car c'est ma volonté qu’il y ait diverses religions. » Dieu nous a interdit de reconnaître la légitimité de la religion d'autres dieux : « Tu n’auras point d’autres dieux (étrangers) devant moi » (Ex. 20, 3) et : « Ne portez pas un même joug avec les infidèles ; car quelle union y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou quelle association entre la lumière et les ténèbres ? ou quel accord entre le Christ et Bélial ? ou quelle part entre le fidèle et l'infidèle ? quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles ? » 52 Cor. 6, 14-16).

Si d'autres religions correspondaient de la même manière à la volonté de Dieu, il n'y aurait jamais eu la condamnation divine de la religion du Veau d'or au temps de Moïse (cf. Ex. 32, 4-20) ; et s’il en était ainsi, les chrétiens d'aujourd'hui pourraient impunément cultiver la religion d'un nouveau Veau d'or, puisque toutes les religions sont, selon cette théorie, des chemins qui plaisent aussi à Dieu. Dieu a donné aux Apôtres, et à travers eux à l'Eglise, pour tous les temps, l'ordre solennel d'instruire toutes les nations et les croyants de toutes les religions dans l'unique Foi véritable, en leur apprenant à observer tous ses commandements divins et en les baptisant (cf. Mt. 28, 19-20). Depuis les prédications des Apôtres et du premier pape, l'apôtre saint Pierre, l'Eglise a toujours proclamé qu'il n'y a de salut en aucun autre nom, c'est-à-dire, en aucune foi sous le ciel, par lequel les hommes doivent être sauvés, mais au Nom et dans la Foi en Jésus-Christ (cf. Actes 4, 12).

Avec les mots de saint Augustin l'Eglise a enseigné de tout temps [à propos de la religion chrétienne] : « Voilà cette religion qui nous ouvre la voie universelle de la délivrance de l’âme, voie unique, voie vraiment royale, par où on arrive à un royaume qui n’est pas chancelant comme ceux d’ici-bas, mais qui est appuyé sur le fondement inébranlable de l’éternité » (La Cité de Dieu, 10, 32, 1).

Ces paroles du grand pape Léon XIII témoignent du même enseignement immuable du Magistère de tous les temps, lorsqu'il affirmait : « Mettre sur le pied de l'égalité toutes les formes religieuses (…) à lui seul, ce principe suffit à ruiner toutes les religions, et particulièrement la religion catholique, car, étant la seule véritable, elle ne peut, sans subir la dernière des injures et des injustices, tolérer que les autres religions lui soit égalées » (Encyclique Humanum genus n°16).

A une époque récente, le Magistère a présenté en substance le même enseignement immuable dans le document Dominus Iesus (6 août, 2000), dont nous citons ces affirmations pertinentes :

[/size]
Citation :
« Cette distinction n'est pas toujours présente dans la réflexion actuelle, ce qui provoque souvent l'identification entre la foi théologale, qui est l'accueil de la vérité révélée par le Dieu Un et Trine, et la croyance dans les autres religions, qui est une expérience religieuse encore à la recherche de la vérité absolue, et encore privée de l'assentiment à Dieu qui se révèle. C'est là l'un des motifs qui tendent à réduire, voire même à annuler, les différences entre le christianisme et les autres religions » (n° 7). 

Citation :
«  Les solutions qui envisageraient une action salvifique de Dieu hors de l'unique médiation du Christ seraient contraires à la foi chrétienne et catholique » (n° 14). 

Citation :
« On se propose souvent d'éviter en théologie des termes comme “unicité”, “universalité”, “absolu”, parce qu'ils donneraient l'impression d'une insistance excessive sur le sens et la valeur de l'événement salvifique de Jésus-Christ vis-à-vis des autres religions. Or, ce langage exprime en fin de compte la fidélité à la Révélation » (n° 15). 

Citation :
« Il serait clairement contraire à la foi catholique de considérer l'Eglise comme un chemin de salut parmi d'autres. Les autres religions seraient complémentaires à l'Eglise, lui seraient même substantiellement équivalentes, bien que convergeant avec elle vers le Royaume eschatologique de Dieu » (n° 21). 

Citation :
« Cette vérité de foi (…) exclut radicalement la mentalité indifférentiste “imprégnée d'un relativisme religieux qui porte à considérer que ‘toutes les religions se valent’ (Jean-Paul II, Lettre encyclique Redemptoris missio 36)” » (n° 22).
[size]
On aurait épargné le martyre aux Apôtres et aux innombrables martyrs chrétiens de tous les temps, spécialement ceux des trois premiers siècles, s'ils avaient dit : « La religion païenne et son culte est un chemin qui correspond aussi à la volonté de Dieu. » Il n'y aurait pas eu par exemple de France chrétienne, pas de « Fille aînée de l'Eglise », si saint Remi avait dit à Clovis, roi des Francs : « Ne méprisez pas la religion païenne que vous avez adorée jusqu'à présent, et adorez désormais le Christ que vous avez persécuté jusqu'à maintenant. » Le saint évêque a en réalité parlé très différemment, même si c'est d'une manière assez rude : « Adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. »

La vraie fraternité universelle ne peut se réaliser qu’en Jésus-Christ, et précisément entre personnes baptisées. La pleine gloire de fils de Dieu ne sera atteinte que dans la vision béatifique de Dieu au ciel, comme l'enseigne la Sainte Ecriture : « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu et que nous le soyons en effet. Si le monde ne nous connaît pas, c’est parce qu’il ne l’a pas connu. Bien-aimés, nous sommes dès maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que, lorsque ce sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. » (1 Jn 3, 1-2).

Aucune autorité sur terre – pas même l'autorité suprême de l'Eglise – n’a le droit de dispenser les gens d'autres religions de la foi explicite en Jésus-Christ en tant que Fils incarné de Dieu et seul sauveur de l'humanité, et ce avec l'assurance que les différentes religions sont voulues en tant que telles par Dieu lui-même. Elles restent indélébiles – car écrites du doigt de Dieu et d’une clarté cristalline – les paroles du Fils de Dieu : « Celui qui croit en Lui n’est pas jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il ne croit pas au nom du Fils unique de Dieu » (Jn, 3, 18). Cette vérité a valu jusqu'à maintenant pour toutes les générations chrétiennes, et elle restera valide jusqu'à la fin des temps, indépendamment du fait que certaines personnes dans l'Eglise en notre temps si capricieux, si lâche, si avide de sensationnel et conformiste, réinterprète cette vérité dans un sens contraire à sa formulation évidente, présentant ainsi cette réinterprétation comme si elle constituait une continuité du développement de la doctrine.

En dehors de la foi chrétienne, aucune autre religion ne peut être un chemin vrai, voulu par Dieu, puisque la volonté explicite de Dieu est celle-ci : que tous croient en son Fils : « La volonté de mon Père qui m’a envoyé, c’est que quiconque voit le Fils, et croit en lui, ait la vie éternelle » (Jn 6, 40). En dehors de la foi chrétienne, aucune autre religion n'est capable de transmettre la vraie vie surnaturelle : « Or la vie éternelle, c’est qu’ils vous connaissent, vous le seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ » (Jn, 17, 3).

[/size]
8 février 2019

+ Athanasius Schneider,

évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie à Astana
[size]

-->
© Jeanne Smits pour la traduction.[/size]
Revenir en haut Aller en bas
Philippe
consacré
consacré
Philippe

Messages : 949
Date d'inscription : 03/08/2010
Age : 70
Localisation : Maisons Laffitte

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Lun 11 Fév - 15:02

Donc là c'est claire. Ou il abjure son hérésie ou il démissionne ?

====================================================================================
Revenir en haut Aller en bas
http://www.monastere.biz
Françoise
consacré
consacré
Françoise

Messages : 2343
Date d'inscription : 12/06/2016

MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    Mar 12 Fév - 15:08

On se rappelle l'interview musclée du Cal Burke du 7 avril 2018 où le cardinal pointait la confusion entretenue par le pape François. Nous sommes consternés de reconnaître que cela va grandissant. 
Seigneur, prends pitié ! Seigneur, augmente en nous la foi afin de surmonter tous les doutes qui montent en nous. Prions.

https://reinformation.tv/nouvelle-interview-cardinal-burke-pape-francois-augmente-confusion-smits-82754-2/


Citation :
Une nouvelle interview musclée du cardinal Burke : le pape François augmente la confusion
7 avril 2018 17 h 00 min·

 
Un nouvel entretien accordé par le cardinal Raymond Burke à La Nuova Bussola Quotidiana marque une nouvelle étape dans ce qu’il faut bien appeler la résistance à l’erreur qui se révèle de plus en plus nécessaire alors que la « confusion » suscitée par les dits et non-dits du pape François augmente, de l’avis même du cardinal. Ces propos ont été traduits en anglais par Diana Montagna de LifeSiteNews et c’est de sa traduction intégraleque je tire les citations de l’interview rapportées ci-dessous.
 
Le cardinal Burke participera ce samedi 7 avril à une conférence intitulée : « Eglise catholique, où vas-tu », à laquelle se joindront également le cardinal Walter Brandmüller, l’autre survivant des signataires des Dubia à propos d’Amoris laetitia, le cardinal Arinze et le cardinal Joseph Zen, qui exprime si douloureusement son étonnement devant les négociations entre le Saint-Siège et la Chine communiste, au détriment de l’Eglise clandestine fidèle à Rome. Parleront également Mgr Athanasius Schneider, l’ancien président du Sénat et proche de Benoît XVI, Marcello Pera, un membre de l’institut Jean-Paul II pour la mariage et la famille, le professeur Renzo Puccetti… le tout sous le signe du cardinal Caffarra, mort l’an dernier quelques mois après avoir publiquement confirmé la réalisation actuelle de la prophétie qui lui avait été confiée par sœur Lucie de Fatima : la « bataille décisive » entre Notre Seigneur et Satan concernera le mariage et la famille.
 

Pour le cardinal Raymond Burke, le pape François est responsable de l’augmentation de la confusion
 
Lorsque cette journée a été organisée, on ne savait pas encore qu’un nouvel événement allait s’ajouter à la liste des « confusions » du pape François. La presse mondiale a fait un large écho aux propos attribués au pape par son ami athée Eugenio Scalfari sur l’inexistence de l’enfer. C’est peu de dire que le démenti du Vatican était confus et insuffisant.
 
S’exprimant dans les colonnes de La Nuova Bussola, le cardinal Burke a constaté que la confusion à propos de questions aussi fondamentales que le mariage, la famille, les sacrements, le bien et le mal, la vie éternelle et les fins dernières sont de plus en plus répandue. « Et le pape non seulement refuse de clarifier les choses en proclamant la doctrine constante et la saine discipline de l’Eglise – une responsabilité inhérente à son ministère en tant que successeur de saint Pierre – mais en outre, il augmente la confusion », constate le cardinal.
 
« Ce qui s’est passé avec la dernière interview donnée à Eugenio Scalfario pendant la Semaine Sainte, publiée le Jeudi Saint, a dépassé les limites du supportable », a déclaré le cardinal en langage très peu diplomatique. « Le Jeudi Saint est l’un des jours les plus saints de l’année, le jour où Notre Seigneur a institué les très Saints Sacrement de l’Eucharistie et du sacerdoce, de telle sorte qu’Il puisse toujours nous offrir le fruit de sa Passion et de sa Mort rédemptrices en vue de notre salut éternel. En outre, la réponse du Saint-Siège aux réactions scandalisées venues du monde entier a été gravement insuffisante. Au lieu de réaffirmer clairement la vérité à propos de l’immortalité de l’âme humaine et de l’enfer, le démenti se contente d’affirmer que certaines des paroles attribuées au pape entre guillemets ne sont pas les siennes. Il n’affirme pas que les idées erronées et même hérétiques exprimées par ces paroles ne sont pas partagées par le pape, et que le pape les répudie comme contraires à la foi catholique. Cette manière de s’amuser avec la foi et la doctrine, au niveau le plus élevé de l’Eglise, scandalise à juste titre les pasteurs et les fidèles », a précisé le cardinal Burke.
 

Dans sa nouvelle interview à “La Nuova Bussola Quotidiana”, le cardinal Burke parle encore plus clair
 
Interrogé sur le silence du plus grand nombre des évêques et des cardinaux, celui-ci a reconnu que cela ne faisait qu’« aggraver la situation ». Ajoutés à ceux qui « prétendent qu’il ne se passe rien de grave » et ceux qui imaginent « un nouveau paradigme » pour l’Eglise, « une conversion radicale de la praxis pastorale de l’Eglise », ou encore les « promoteurs enthousiastes de la soi-disant révolution dans l’Eglise catholique », ces silencieux laissent s’installer la « confusion et des erreurs susceptibles de mettre les âmes en péril ».
 
Cela ressemble à une « situation apocalyptique », observe l’intervieweur.
 
Réponse du cardinal : « Toute cette situation me porte à réfléchir de plus en plus aux messages de Notre-Dame de Fatima qui nous met en garde contre le mal – un mal plus grave encore que les graves maux subis du fait de la diffusion du communisme athée – qu’est l’apostasie au sein de l’Eglise elle-même. Le numéro 675 du Catéchisme de l’Eglise catholique nous enseigne qu’“avant l’avènement du Christ, l’Eglise doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants” et que “la persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre dévoilera le ‘mystère d’iniquité’ sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité.” »
 
Et de poursuivre : « Dans une telle situation les évêques, les cardinaux ont le devoir de proclamer la vraie doctrine. En même temps, ils doivent inciter fidèles à réparer les offenses faites au Christ et les blessures infligées à son Corps mystique, l’Eglise, lorsque la foi et la discipline ne sont pas convenablement sauvegardées et promues par les pasteurs. Le grand canoniste du XIIIe siècle, Henri de Suse (…), confronté à la difficile question de savoir comment corriger un pontife romain qui agit à l’encontre de sa charge, déclare que le collège des cardinaux constitue un frein de facto vis-à-vis de l’erreur papale. »
 
Le cardinal Burke laissait ainsi entendre qu’une démarche collective des cardinaux est désormais nécessaire mais aussi légitime pour clarifier les choses.
 

Le cardinal Burke affirme qu’il est possible mais aussi « nécessaire » de critiquer le pape François
 
Il a rappelé quelques vérités à cette époque où le mot « révolutionnaire » est utilisé de manière positive, notamment par Scalfari à l’égard du pape François : « Mais l’office pétrinien n’a rien, absolument rien à voir avec la révolution. Au contraire, il existe exclusivement pour la préservation et la propagation de la foi catholique immuable, qui conduit les âmes à la conversion du cœur, et toute l’humanité à l’unité fondée sur l’ordre inscrit par Dieu dans sa création et spécialement dans le cœur de l’homme, la seule créature terrestre faite à l’image de Dieu. C’est l’ordre que le Christ a restauré par le mystère pascal que nous célébrons ces jours-ci. La grâce de la rédemption qui émane de son glorieux Cœur transpercé dans l’Eglise, dans le cœur de ses membres, donne la force pour vivre selon cet ordre, c’est-à-dire en communion avec Dieu et avec son prochain. »
 
Le cardinal Burke s’exprimera ce samedi 7 avril à Rome sur les aspects canoniques du pouvoir du pape. Dans son interview avec Riccardo Cascioli, il revient sur la distinction qu’il a déjà faite lors de précédents entretiens entre la personne du pape et sa charge en tant que successeur de Saint Pierre. Dénonçant la confusion qui existe actuellement entre les deux, qui peut aboutir selon lui à la « papolatrie », le cardinal précise : « L’Eglise existe pour la rédemption des âmes. Tout acte d’un pape qui compromet la mission salvifique du Christ dans l’Eglise, qu’il s’agisse d’un acte hérétique ou d’un acte peccamineux en soi, est tout simplement nul du point de vue de l’office pétrinien. »
 
Et de souligner qu’avec le respect dû à sa charge et à sa personne, il est des circonstances, lorsque le pape « dévie ou semble dévier de la vraie doctrine et de la saine discipline », où « il est non seulement possible mais également nécessaire de critiquer le pape ». D’abord de manière privée, mais en cas de « refus de corriger une manière d’enseigner d’agir gravement défaillante, cette critique doit être rendue publique, parce qu’elle concerne le bien commun au sein de l’Eglise et dans le monde », précise le cardinal Burke. « D’aucuns ont critiqué ceux qui ont publiquement exprimé des critiques à l’égard du pape, affirmant qu’il s’agit d’une manifestation de rébellion ou de désobéissance, mais le fait de demander – avec tout le respect dû à son office – la correction de la confusion ou de l’erreur n’est pas un acte de désobéissance, mais un acte d’obéissance vis-à-vis du Christ et donc vis-à-vis de son vicaire ici-bas. »
 

Jeanne Smits
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Du blog de Jeanne Smits...    

Revenir en haut Aller en bas
 
Du blog de Jeanne Smits...
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un nouveau blog "L'express" consacré à l'éducation
» Mon blog sur waterloo et Tactique, wargame avec figurines
» Fantôme de Jeanne d'Arc
» [Blog, Liens & Droit Héraldique] Le site de Marc Baronnet
» fiche jeanne d arc

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Catholique LE MONASTÈRE INTÉRIEUR. :: LES FORUMS CHRÉTIENS :: ACTUALITÉ INFO-
Sauter vers: